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vendredi 27 avril 2007

De l'audience et de la publicité

Des chiffres, encore des chiffres

Myspace réaliserait une audience de 40 milliards de programmes multimedia pour 61 millions de "téléspectateurs" sur le mois de janvier 2007, selon Comscore... Youtube @ Google en attirerait quant à lui 30 millions par mois, pour la seule vidéo. Des chiffres à relativiser, puisque Nielsen/Netratings évoque plus de 40 millions de visiteurs uniques pour Youtube, quand Alexa en annonce 80 millions.

Des chiffres très variables donc selon les mesureurs d'audience, qui ont occasionné une demande officielle de réalisation d'un audit technique du nouveau président de l'IAB (Interactive Advertising Bureau).

C'est que les annonceurs, désormais conscients du potentiel du media, réclament une certaine transparence, afin de pouvoir investir en toute connaissance de cause et ne pas surpayer leurs campagnes.

Transparence qui sera également nécessaire pour rémunérer les créateurs, puisque le modèle annoncé de Youtube de "revenue-sharing" du broadcast de contenus se précise : ce sera un partage 50/50 des revenus de publicités insérées avant et après un contenu.

Il semblerait donc que le modèle de financement de la diffusion de contenus sur le web soit majoritairement assumé par la publicité, comme l'indique encore l'annonce de Joost de partenariats avec des marques comme Sony, United Airlines ou encore Unilever.

Quant au media lui-même, il est à la croisée des chemins entre le 'froid' et le 'chaud', entre le on demand et la linéarité du temps réel. 

Un croisement dont on a pu voir les effets lors du massacre de Virginia Tech, où le site de CNN (via son module exchange) a enregistré une audience de 11 millions de vidéos, et les sites d'informations broadcast US une hausse de 28% par rapport au week end précédent (contre 11% d'augmentation pour les sites émanation de media print), selon hitwise.

Une "offre" globale, TV, web et participatif avec la production en temps quasi temps réel d'une page wikipedia, complétée par une mise en scène digne des meilleurs cliffhanger US : la réalisation par le tueur lui-même de son propre scoop, entre les deux tueries. Un scoop planétaire pour une audience mondiale. Et quelques sponsors..

Audimat
Audimat

mardi 31 octobre 2006

La poule - aux oeufs d'or - au pot

Myspace, Youtube… en quelques mois, ces deux sites sont devenus des success-stories, espaces communautaires et collaboratifs, alter ego socio-culturels de l’espace de développement des geek développeurs es logiciels libres. Cette liberté d’expression passait par la mise à disposition de données personnelles (j’aime, j’aime pas) et de données soumises à copyright (la musique que j’aime, les films qui me font rire…).

Le rachat de ces sites par des entités media ou publicitaire mondiale, leur valorisation et leur potentiel publicitaire ont réveillé les ayant droits, encore endoloris de leur bataille – perdue en termes d’efficacité et d’image – contre le p2p.
Après la purge de certains contenus comme ceux de Comedy Central, c'est au tour de Myspace de se plier aux demandes des ayant droits. Le blog Maverick cité par Battelle, postule que le "Do no evil" de Google est en train de changer. Et d'expliquer que 500 millions de dollars ont été provisionnés pour d'éventuelles poursuites des ayant droits. Mais que 6 mois de répit ont été obtenus pour faire le ménage, dans les fameux UGC.

Si la stratégie des majors est d'éliminer les contenus dont elles sont propriétaires des sites sociaux, on peut légitimement se demander ce qui retiendra les internautes sur ces sites, qui vont de plus se retrouver petit à petit envahis par la publicité. Les mois qui viennent vont être décisifs dans la négociation entre Google (et Newscorp) et les détenteurs de copyright, pour que les utilisateurs puissent continuer à "partager" leur expression personnelle...


lundi 4 septembre 2006

Myspace se fait disquaire

On sait désormais comment Ruppert Murdoch va rentabiliser ses fameux UGC : il va désormais proposer la musique des groupes indépendants - non signés en major - à la vente en ligne, au terme d'un accord avec la société Snocap, de Shawn "Napster" Fanning. Un accord qui ravira les anti-DRM, puisque les titres sont disponibles au format mp3, seulement "watermarkés".

La news est toute fraiche; il faut attendre d'en savoir plus, notamment sur l'exclusivité de la distribution numérique...

Il n'en reste pas moins que News Corp a eu le nez pour flairer la bonne affaire. Après le deal avec Google, avec lequel Murdoch n'est pas tendre, et sa pôle position sur la grille des sites US, voilà qu'il dépasse MSN sur le créneau des renvois au sites de vente en ligne.

Mashable ose même un "Myplace replaces the mall".... Une belle affaire, à suivre...