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mardi 26 septembre 2006

Liberté de - l'indexation - de la presse ?

A suivre après la condamnation de Google Belgique le 5 septembre dernier à

retirer de tous ses sites (Google News et « cache » Google sous quelque dénomination que ce soit), tous les articles, photographies et représentations graphiques des éditeurs belges de presse quotidienne francophone et germanophone représentés par la demanderesse dans les 10 jours de la signification de l’ordonnance à Intervenir, sous peine d’une astreinte de 1.000.000,- € par jour de retard

L'association mondiale des journaux (WAN), dont les membres français sont le syndicat de la presse parisienne (SPP) et le syndicat de la presse quotidienne régionale, vient de lancer une initiative assez troublante.
Les éditeurs de presse viennent de lancer le projet ACAP (Automated Content Access Protocol), afin de standardiser la description de droits sur les pages web de leurs journaux en ligne.
A première vue, il s'agit de renseigner les moteurs de recherche, Google en tête, afin de notifier les droits liés à certaines pages web. Plus concrètement, il s'agit d'empêcher les agrégateurs de contenus de "piller" les ressources des journaux afin de construire leurs propres sites de news.

L'initiative est intéressante; une application existe déjà, Mozcc, qui fait apparaître dans le browser le type de licence CC d'un document. Intéressante seulement si elle renseigne le type de droits; une description de page Web intégrant une DRM serait en totale contradiction avec les standards du Web et ne pourrait s'imposer. Du moins je l'espère.


La source ici et le communiqué de Reuters

mercredi 20 septembre 2006

Web 2.0 et copyright

Dans la société de l'information, le droit d'auteur est le nerf de la guerre. Plus exactement le copyright. Car le copyright est un seul droit patrimonial, il ne s'embarrasse pas du droit moral des auteurs des oeuvres.

Le concept du web 2.0 a popularisé l'acronyme UGC ("User Generated Content") et une nouvelle valeur fiduciaire : la reconnaissance. Se basant sur la prophétie de Warhol, les sociétés les plus en vue du web 2.0 pillent allègrement les "oeuvres de l'esprit" des internautes, dont elles s'approprient les droits (à lire, l'article du jour du Guardian sur la détention des copyright dans le monde virtuel).

Pourtant, cette pratique, aussi appelée crowdsourcing, notamment pour les développeurs de logiciels, n'est pas propre à la netéconomie, cet impropre néologisme. Caveat Emptor avance deux hypothèses, l'une pseudo marxiste, l'autre multitudiste, qui ont toutes deux l'inconvénient d'être correctement dérangeantes.

Le seul tort - mais en est-ce un ? - que l'on puisse reconnaître à cette approche, et plus généralement au web lui-même, c'est de privatiser l'entiereté de l'espace public. En effet, la publication de contenu par le citoyen lui-même dans la sphère publique l'oblige à se conformer aux règles qui la régissent (la structure structurante), et le transforme de fait en auteur, affublé de toutes ses prérogatives. Ce faisant, en l'état actuel, soit il accepte ces règles, et bien souvent par méconnaissance il abandonne ses droits, soit il contourne ces règles au travers de nouveaux types de licence tels les Creative Commons.

Le web, qu'il soit 1, 2 ou 12, est un simple outil de mise en relation. Place de marché ou agora démocratique, il permet de s'affranchir des intermédiaires, qui n'ont de cesse de prouver leur valeur ajoutée. Un problème rencontré par les agences de voyage, les commerçants de toute sorte, les journalistes. Le système est chaotique et se met en place; lorsqu'il sera parvenu à une masse critique, il faudra bien le réguler.