error 404

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 23 août 2007

Musique en ligne : l'après DADVSI (3)

Enfin ! La Sacem vient enfin de comprendre les usages de la musique ! L'usage et non la propriété. Le streaming et non le download. On pourra dire qu'elle aura mis du temps.

Alors que cet été vient de voir les annonces de Neuf et d'Orange, les petits gars de blogmusik viennent d'annoncer le lancement officiel de leur service d'écoute gratuite et légale, rebaptisé deezer, après un accord avec la sacem. Accord qualifié d'expérimental par le vice président du directoire de la sacem, qui devrait être renégocié en décembre prochain, et qui marque un tournant dans la politique de gestion de la sacem.

Jusqu'à présent en effet, un minimum garanti de 7 centimes par titre streamé était demandé aux opérateurs, montant identique à celui payé pour un téléchargement. Un montant prohibitif pour un opérateur, pour qui, si l'on se base sur les chiffres médiamétrie d'écoute de la radio (3h par auditeur),  un client couterait quelques 100 euros par mois.

Etant donné le modèle de deezer, basé sur la publicité, ce montant n'est bien évidemment pas possible en l'état à atteindre, et il y a donc eu quelques aménagements à cette tarification.  

Pour l'instant, l'accord a été signé avec la SACEM, une négociation devant avoir lieu avec les producteurs. Mais, pour mémoire, rappelons que, selon l'article L.214-1 du Code la la propriété intellectuelle, ni le producteur ni l'artiste interprète ne peuvent s'opposer à sa radiodiffusion. C'est le principe de la licence légale,  qui ouvre le droit à une rémunération équitable, collectée par la SPRE, qui redistribue les sommes encaissées selon les modalités visibles ici.

On entre ici dans un modèle défendu par certains, sous le nom de licence globale, hors le fait que la rémunération aux artistes sera payée par la publicité, et non sous la forme d'une quote-part de l'abonnement internet.

Pour ma part, je ne peux que me prendre à réver qu'une maison comme Radiofrance, qui est détentrice d'un des plus grands fonds musicaux européens, en phase de numérisation, adopte le procédé...

mercredi 28 mars 2007

MaTV.moi (Part.1)

Alors qu'on assiste à une concentration sans précédent des diffuseurs, et à l'adoption du net en tant que de moyen de réception de contenus audiovisuels, le phénomène s'accèlère : c'est que l'apparition des plateformes d'hébergement du type Youtube a permis à chaque internaute de devenir son propre diffuseur. Et cette tendance risque probablement de s'amplifier dans un avenir proche, du fait des préoccupations - légitimes - des ayants droit.

Mais, il semblerait que ces mêmes internautes, après avoir gouté à la production de leur propres contenus, ne serait-ce qu'en réalisant des edit ou des mashup de films, y aient pris goût. Ce qui expliquerait que l'audience de Youtube continue de grimper avec des seuls contenus originaux. Ces nouveaux diffuseurs se placent désormais véritablement en concurrents des media traditionnels, avec plus de 3 millions de visiteurs uniques pour Youtube ou Dailymotion en France.

Et ce qui aiguise l'appétit de ces hébergeurs, dont la rentabilité est toute subjective; pour autant, voici un petit tour d'horizon des différents opérateurs en place... 

Choisir son hébergeur/diffuseur

Si Youtube, Dailymotion ou Google vidéo sont les plus connus, voici quelques autres compétiteurs, qui ont chacun leurs spécificités.

Certains proposent de rémunérer les auteurs, fonction de l'audience de leurs oeuvres. C'est le cas de Metacafe, Revver, vSocialStupidVideos, Break, Flixya. Certains autres proposent de créer sa propre chaine, comme vPod.tv, Blip.tvSelfCast TV ou Current TV.

Certains sont très localisés, comme l'allemand ClipFish, le polonais video.i123, les japonais SeeHaHa ou UuMe, ou encore le chinois WangYou. D'autres font dans la niche, à l'instar de GrindTV, pour les sports extremes, CrossRoadVideos, orienté voitures, ou  AnimeEpisodes, qui diffuse "dans un but de promotion" des anime japonais, ou proposent des fonctionnalités inédites (Eyespot et ses fonction d'édition et de mixage).

Mais tous ne survivront pas. C'est pourquoi beaucoup sont adossés à des media, comme iFilm (MTV/Viacom), Myspace video (Fox), WAT.tv (TF1), Wideo (M6), Yahoo Video, AOL Video, ou des prestataires techniques comme DivxStage6, conçu dans le but de promouvoir le format Divx .

Et la liste est loin d'être exhaustive, en témoigne ce site

Se diffuser soi-même

Un autre aspect de la diffusion est d'être soi-même son propre hébergeur/serveur de diffusion. Une alternative au p2p, qui se révèlera gourmande en bande passante, avec des solutions comme izimi ou zapr, transforment donc un ordinateur en un serveur de données.

Une autre solution récemment apparue, netineo, permet facilement de broadcaster un flux linéaire, selon un principe de playlist. Flux que l'on récupérera à l'aide d'une adresse IP dans un lecteur type windows media.

Mais le plus abouti est le précurseur Orb, solution logicielle qui permet de streamer un contenu hebergé depuis son ordinateur vers un tiers, sur un principe on demand. Et qui annonce dernièrement sa compatibilité avec la Wii, la PS3 et la XBox 360. Avec un TiVo qui lance un service de diffusion depuis sa box, on est sûr que la nouvelle killer app du web est la vidéo.

Reste à savoir trouver son chat; ce qui fera l'objet d'un part 2... 

vendredi 23 février 2007

Aujourd'hui, on rase gratis...

Le web est - pour l'instant - un espace de libertés à l'image de la diversité de son peuplement. Car sans frontières, instituant un temps réel, connectant des individus sans rapports les uns aux autres, chaotique, ouvert, bref vivant.

Pour l'instant dira-t-on, par la grâce - ou à cause - de l'absence d'une législation propre, ou au mieux d'une législation mondiale. Mais lorsqu'on voit les difficultés à créer une Europe à 27, le machin onusien, voire les tergiversations d'une OMC, on se dit que la gouvernance mondiale n'est pas pour demain. Vérité en deçà des Pyrennées...

Donc, en vertu de la territorialité des lois et règlements, voici quelques astuces pour profiter des ressources webesques... pouf pouf

De la musique

Si le partage de la musique est anti-économique aux yeux de certains, les anciens acteurs tels la Sacem jurent qu'il est judicieux d'attendre, et les ayants-droits se persuadent que nous sommes toujours au XXeme siècle. La réponse pour la gestion des contenus numériques viendra peut-être des indépendants, avec une initiative comme Merlin puisque majors et sociétés d'auteurs rechignent à faire autre chose que criminaliser public et clients. Télécharger de la musique ailleurs que chez un commerçant est illégal, tout comme désormais les "logiciels manifestement destinés à la mise à disposition" de contenus soumis à droit d'auteur. Après une lecture des dispositions chez PC Impact, on en vient au fait.

Si le téléchargement est illégal, l'écoute ne l'est pas. Et que dire de l'enregistrement des flux ? Quelques logiciels existent, comme Station Ripper ou Gorecord qui permettent d'enregistrer les radios du web. Illégal ? Pas sûr. Et que dire de radioblogclub ? Si le programme en lui-même ne contrevient pas à DADVSI, il semblerait que les bloggueurs qui uploadent de la musique sur leur site pour une écoute par leurs lecteurs soient eux dans l'illégalité, au regard de la Sacem. Pourtant, des sociétés comme Orange via Carbox s'y intéressent. Et à titre d'information, voici un site expliquant comment récupérer les titres hebergés. Enfin, encodés à 64 kbps, ça ne vaut pas les originaux, encore moins l'écoute live. Un conseil : allez aux concerts !

Du cinéma

Comme pour la musique, le cinéma se consomme... au cinéma. Partant, le cinéma s'est très bien porté en France en 2006, et le modèle de la télévision s'oriente de plus en plus vers des contenus exclusifs, fédérateurs et périodiques, tels les séries, capables de fideliser les téléspectateur et d'anticiper les sources de revenus liés à l'audience. D'où les personnages récurrents, les n-ièmes saisons et les redondissements de fin d'épisodes (cliffhanger) dont nous abreuvent les scénaristes. Or le modèle est pervers car l'attente suscitée auprès des publics va au-delà des espérances. Après que les producteurs US aient vendu leur série en Europe grâce aux chiffres de téléchargement en p2p (une sacrée pré-audience), voilà qu'ils se mettent à diffuser eux-mêmes leur contenus sur le web, ou signent des accords avec des tiers, à l'instar de Viacom et Joost.

Ainsi, les nouvelles séries US, se retrouvent sur le web, que ce soit de manière illégale ou non. On trouve alors, équipé d'un firefox et d'un proxy préalablement configuré pour être reconnu comme un américain, les épisodes avec 6 mois d'avance, quand ce ne sont pas des séries entières. Et tous les networks s'y mettent, et dans le même temps sécurisent leur flux, face à l'engouement de la toile pour leur nouveau mode de diffusion, en utilisant des méthodes d'identification autre que l'IP, se basant sur flash, javascript, ou encore le fuseau horaire de l'internaute.

L'intérêt pour les chaines - qui détiennent les droits exclusifs ou en sont les producteurs - est double : éviter que les flux ne leur échappent, et intégrer une publicité qui ne peut être zappée par des dispositifs "Tivo like". Le service rendu est honorable : le streaming va plus vite que le download, le flux sont drmisés, et l'internaute identifié.

Pour autant, de nouveaux services, pas très légaux non plus, tels Vidoo permettent de regarder des chaines rebroadcastées... on n'arrête pas le progrés..

dimanche 24 septembre 2006

La tv est morte, vive la tv !

Serait-ce l'apparition de la TNT qui a acceléré le mouvement ? Ou les grandes manoeuvres du coté des producteurs de flux ?

En tout cas, la semaine numérique a été riche en rebondissements, avec la nouvelle stratégie de Lagardère, suivie par l'annonce de TF1 de "transformer la chaîne audiovisuelle en un groupe multimédia". TF1, qui vient d'arrêter le sacro-saint film du dimanche soir, se réorganise en 6 pôles, savoir le cinéma, la fiction, la jeunesse, le sport et la musique, les variétés et les divertissements, l'information.

Bizarrement, ces annonces sont quasi-simultanées aux annonces des producteurs de contenus de se lancer dans la diffusion. On apprend donc qu'Endemol propose une sélection de plus de 2.500 extraits issus de son catalogue (La Star Ac', Nice People...). Le succès de l'INA, auquel TF1 vient de confier l'exploitation de ses archives d'actualités de la période 1982-1989, ferait-il tourner des têtes ? En tout état de cause, Endemol fournit également des extraits de l'émission "Les enfants de la télé", dont le fond de commerce est de recycler les archives de l'INA. La boucle est bouclée !

Parralèlement, aux Etats-Unis, Fox ou ABC proposent leur contenu en streaming. Prison Break ou Justice sont disponibles en VOD
sur Fox, tandis que Desperate Housewives, Alias ou Lost le sont sur ABC. Les épisodes ne peuvent être visualisés qu'aux Etats-Unis, mais on trouve sur le web tout ce qu'il faut pour outrepasser ces restrictions.

Les producteurs deviennent donc des diffuseurs, et les diffuseurs eux-mêmes fournissent leur contenu sur le web. Deux raisons à cela : tout d'abord, le succès des PVR tels Tivo qui zappent la publicité, menaçant l'économie du media, et obligent à de nouvelles formules. Le streaming permet d'insérer de la publicité qui ne peut être zappée, et une petite DRM. Ensuite, c'est une façon de court-circuiter le p2p puisque le media TV est un media linéaire. Qui a raté un épisode se rue sur emule ou bittorrent pour le trouver sur la toile. Autant donc pouvoir contrôler ce nouveau type de distribution.

Avec l'apparition de la VOD, c'est une course à l'exclusivité qui s'installe. Et la chronologie des media ne facilite pas les choses. L'exemple de Bubble, de Soderbergh, sorti simultanément aux US en DVD, pay-per-view et cinéma en témoigne.  En France, un film est une oeuvre cinématographique si sa première exploitation a eu lieu... au cinéma. La production bénéficiera d'aides, mais la diffusion sera contrainte par la chronologie. D'où une diffusion hertzienne du blockbuster de Tf1 après Canal+, la sortie DVD voire la VOD. Un gros investissement pour une rentabilité pas assurée. D'où "Les experts" le dimanche...

Heureusement, il est en train de se passer sur le web ce qui est arrivé à la musique : le haut débit et l'apparition de plateformes de diffusion a permis de nouvelles productions, lesquelles tapent à la porte des chaines avec une "pré-audience". Canal+ vient de signer la série Brother & Brother, qui existe sur le web depuis décembre 2004, et la série les aventuriers de 8h22, c'est plus parlant que n'importe quel book.

Pour ma part, je remercie Youtube et des fans de Lost pour Robot Chicken...

dimanche 27 août 2006

Les objets suivants sont interdits...

Revenu de Rock en Seine 2006, avec la claque de Radiohead.

Idioteque en boucle dans la tête, et l'étrange spectacle des briquets remplacés par des mobiles. Bras tendu, portable agrippé, et petite séquence souvenir pour soi ou pour les amis du monde entier. Je ne peux manquer de citer les conditions générales au dos du billet :

Les objets suivants sont interdits : appareil enregistreur, appareil photo, caméra [...]. L'entrée sera interdite à toute personne ne respectant pas ces dispositions.

Après la copie privée, un droit de captation privé ?

 

vendredi 11 août 2006

Webdistribution


Encore une info intéressante. Les créateurs de Kazaa sont en train de monter un nouveau projet, connu sous le nom de code "The Venice Project" selon Business Week du 24 juillet dernier.

Connaissant la prédilection de Friis et Zennstrom pour les technologies de distribution p2p, on peut légitimement se demander si leur modèle de distribution ne serait pas du peercasting, technologie en vogue ces derniers temps, popularisée par des logiclels comme soapcast, tvants ou encore tvkoo, l'ancêtre étant peercast, développé à l'origine pour broadcaster du son. Ces logiciels diffusent essentiellement des contenus rebroadcastés de télévisions chinoises et coréennes.

Lorsque l'on voit que Youtube dépense 1 million de dollars par mois pour broadcaster 100 millions de vidéos/jour, et pour un poids de 200 To, le principe du peercasting est d'autant plus intéressant.
Forts d'un trésor de guerre de 4 milliards de dollars après la revente de Skype à eBay, ils auront en tout cas les moyens d'imposer leur application, web 2.0 ou propriétaire.