présidentielles 2012 : retour de Bastille, où des dizaines de milliers de gens - jeunes, black blanc beur - ont fété la victoire de Hollande. Ou plutôt la défaite de Sarkozy. J'ai plus entendu de "Sarkozy c'est fini" que de "Hollande président", même pendant l'allocution. Et vu des drapeaux algériens, irlandais (?) et syriens autant que de tricolores. Le Président par accident (d'une suite new yorkaise) serait bien inspiré de "rentrer dans l'histoire" numérique. Les résultats dès 15h via twitter, la gigantesque conversation générée par #radioLondres fut une formidable respiration dans un système de peurs. Plus facebook, sites purs players, mèmes et détournement Youtube. Et la "génération Y", la même jeunesse soixante huitarde, celle qui a commencé parce qu'on lui refusait l'accès au dortoir des filles, la voilà qui s'affranchit des lois à 1350 € l'amende, parce qu'elle est un troll. Comme les medias suisses ou belges qui furent, le temps d'un dimanche, la respiration dans un siècle qui ne veut mourir.
Jourdain en politique. La faire sans s'en rendre compte. Comme hadopi. Les usages font la loi, les pays post coutumier l'ont oublié... Les cinq prochaines années portent de grandes espérances. L'âge des possibles. Encore faut-il que les représentants décident de jouer le jeu. Réponse en juin. Mais nécessité d'adapter la société centralisée de la Révolution française en celle, décentralisée, de la Révolution numérique.