We are talented, c'est le slogan qui se cache sous l'acronyme WAT, le site communautaire lancé par TF1 à la rentrée 2006. Derrière le principe assez proche de Myspace se trouve cependant le seul intérêt du concept : la possibilité de diffuser une oeuvre (l'UGC) sur la chaine TF1, dans l'émission watcast diffusée le vendredi soir. "Nos talents c'est vous" proclame-t-on dès le générique, et le talent est alors récompensé et par une exposition, et par un - petit - chèque.

Depuis peu, le site a lancé un star academy like, intitulé wat the fuck, en partenariat avec Emi, visant à signer 4 artistes parmi les maquettes qui leur seront proposées. Basé sur une présélection des internautes puis d'un jury, ce premier concours se clôt le 17 juin.

Passons sur le journalisme, qui n'en finit plus d'être enrichi (ou remis en cause, c'est selon) par les pratiques des blogueurs; ainsi l'exemple du Bondy blog...

La photographie n'a évidemment pas échappé à la règle, et, devant l'engouement de la photo numérique, des sites comme Fotolia sont apparus, commercialisant des photos amateurs à destination principalement des pros. L'intérêt, une exploitation qui n'est plus exclusive et des tarifs très bas. Cette plateforme de vente en a d'ailleurs remis une couche dernièrement sur le participatif puisqu'elle a lancé un concours pour refaire son logo.

Après les créateurs "artistes", c'est tout naturellement que la pub se recycle en pub 2.0. Dernière en date, Publicis qui vient de lancer Blogbang, plateforme de création publicitaire dédiée aux internautes. Comme les pros, elle propose brief et rémunération. Et le premier client de Blogbang sera Blogbang - puisqu''il faut bien valider la méthode -  qui choisira son creatif2.0 au terme d'un... concours.

Elle suit en cela l'exemple de Sharkle, startup US qui propose aux internautes de switcher leurs productions youtubesques contre des créations publicitaires...

 

Tous ces services permettent aux pro-ams de toucher un marché du travail qui leur était jusqu'à présent fermé. Pas sûr que les personnes en place apprécient cette mise en concurrence, dont la rupture avec l'économie du XXeme tient surtout à la rapidité du fait. Et pas sûr que la valeur de la création ne décroissent elle aussi rapidement. A suivre donc...