Producteurs recherchent talents
Par julien breitfeld le mercredi 6 juin 2007, 14:43 - web 2.0 - Lien permanent
Une suite consacée au pro-ams, avec une extension des domaines de création. Petit tour d'horizon.
We are talented, c'est le slogan qui se cache sous l'acronyme WAT, le site communautaire lancé par TF1 à la rentrée 2006. Derrière le principe assez proche de Myspace se trouve cependant le seul intérêt du concept : la possibilité de diffuser une oeuvre (l'UGC) sur la chaine TF1, dans l'émission watcast diffusée le vendredi soir. "Nos talents c'est vous" proclame-t-on dès le générique, et le talent est alors récompensé et par une exposition, et par un - petit - chèque.
Depuis peu, le site a lancé un star academy like, intitulé wat the fuck, en partenariat avec Emi, visant à signer 4 artistes parmi les maquettes qui leur seront proposées. Basé sur une présélection des internautes puis d'un jury, ce premier concours se clôt le 17 juin.
Passons sur le journalisme, qui n'en finit plus d'être enrichi (ou remis en cause, c'est selon) par les pratiques des blogueurs; ainsi l'exemple du Bondy blog...
La photographie n'a évidemment pas échappé à la règle, et, devant l'engouement de la photo numérique, des sites comme Fotolia sont apparus, commercialisant des photos amateurs à destination principalement des pros. L'intérêt, une exploitation qui n'est plus exclusive et des tarifs très bas. Cette plateforme de vente en a d'ailleurs remis une couche dernièrement sur le participatif puisqu'elle a lancé un concours pour refaire son logo.
Après les créateurs "artistes", c'est tout naturellement que la pub se recycle en pub 2.0. Dernière en date, Publicis qui vient de lancer Blogbang, plateforme de création publicitaire dédiée aux internautes. Comme les pros, elle propose brief et rémunération. Et le premier client de Blogbang sera Blogbang - puisqu''il faut bien valider la méthode - qui choisira son creatif2.0 au terme d'un... concours.
Elle suit en cela l'exemple de Sharkle, startup US qui propose aux internautes de switcher leurs productions youtubesques contre des créations publicitaires...
Tous ces services permettent aux pro-ams de toucher un marché du travail qui leur était jusqu'à présent fermé. Pas sûr que les personnes en place apprécient cette mise en concurrence, dont la rupture avec l'économie du XXeme tient surtout à la rapidité du fait. Et pas sûr que la valeur de la création ne décroissent elle aussi rapidement. A suivre donc...

Commentaires
> pas sûr que la valeur de la création ne décroissent elle aussi rapidement.
en effet on est jamais sûr de rien. Mais cela dépend ce que l'on appelle valeur et ce que l'on appelle création.
Les prix plancher seront infimes car dans l'économie numérique une copie de plus ou de moins n'engendre pas de différence de cout. Aussi si l'on fait de très forts volumes sur une oeuvre on peut la vendre à un prix dérisoire.
Au contraire le travail des amateurs est très cher, parce qu'un amateur a beaucoup plus de temps qu'un professionnel, un amateur n'a pas besoin de vendre. Un amateur peut vendre 10 ou 100 fois les prix du marché, car il ne créé pas pour vendre. Il ne créé pas pour une audience ou un public, il créé pour son propre plaisir et celui de ses amis.
Les amateurs vont donc occuper le haut de la fourchette de prix alors que les professionels vont vendre à prix bradés parce qu'ils pouront jouer sur les volumes. Entre les deux les Pro-Am
@ joseph : quand on voit que photolia propose 200 crédits (soit environ 150 euros) pour la réalisation de son logo... on peut se poser la question
Pour citer Joseph :
"Un amateur ne créé pas pour vendre. Il ne créé pas pour une audience ou un public, il créé pour son propre plaisir et celui de ses amis."
Je suis assez d'accord sur le besoin de visibilité au sein de son cercle d'amis, mais ne pensez-vous qu'il cherche aussi à étendre ce cercle. Et que c'est un facteur clé de succès : la communauté ?
pour autant, et c'était l'objet d'un autre post (http://blog.marklor.org/post/2007/05/22/Des-pro-ams-qui-virent-au-pro), le propos était de montrer que les amateurs se professionnalisent, d'une part en étant courtisés par des producteurs, de l'autre parce qu'ils peuvent monétiser leur audience, alors pourquoi se priver.
Voir à ce propos les avis partagés et divergés de cavazza et fred sur http://www.superfiction.net/blog/index.php?2007/03/07/122-les-bannieres-et-pubs-contextuelles-sur-les-blogs-lavis-de-fred-cavazza-et-aziz-haddad
et le post d'éric sur comment il a démarré une monétisation http://www.presse-citron.net/?2007/05/22/2049-generer-des-revenus-significatifs-avec-un-blog-en-francais-retour-d-experience
après, libre aux uns et aux autres de donner leurs contenus..
Je voudrais juste signaler qu'aujourd'hui 21 juin, c'est la journée national du blog. Oui, venez tous lire les blogs, surtout le mien. Il est tout à fait exceptionnel car :
- Il est rempli d'un humour si élevé que seule mon intelligence peut rivaliser
- Je ne gagne rien dessus, et j'en suis fier.
- il n'est pas beau, mais on s'en fout, n'est ce pas la beauté intérieure qui compte, hein ?
- Tout le monde peut écrire n'importe quoi sur tout ; ce qui, au passage, est une bonne définition de la démocratie.