Les opérateurs téléphoniques et les FAI proposent désormais des offres convergentes, poussées en cela par des avancées telles la voix sur IP. Tout le bénéfice est pour le consommateur, et pour l'opérateur, c'est la garantie de retenir celui-ci dans ses filets, puisqu'il gère dorénavant communications, accès aux contenus et services.

Mais l'extension des possibilités de nouveaux objets communicants que sont les téléphones mobiles peut également se faire au détriment de ces derniers.
En effet, à sortir le mobile de logiques propriétaires (en particulier via le wifi), certains risquent de voir leur fameux ARPU se réduire comme peau de chagrin. Certains essaient de s'en prémunir, à l'instar du fameux wifi proproétaire d'un Zune.

Mais la conccurence est rude, et les FAI marchent désormais sur les plate-bandes opérateurs mobiles, tels Neuf avec son Twin. Si l'on suit le développement d'un service comme Skype, celle d'opérateurs comme FON (dont les investisseurs sont entre autres Google et ... Skype), et la multiplication des points d'accès wifi gratuits (comme ici à Paris), voire l'intérêt que suscite le Wimax de la part des opérateurs privés comme des collectivités territoriales, on mesure que les opérateurs mobiles risquent de changer très vite de coeur de métier.

Et c'est via un article d' ars technica que l'on apprend la grogne des opérateurs mobiles US contre Google, qui via ses services mobiles occupe de la bande passante et dénature les services propres à ces opérateurs. En attendant les versions mobiles de Linux, qui feront pénétrer sur un marché "ouvert" un tas d'applicatifs gratuits, et donc les services qui vont avec. Le "commun" du net risque de frapper à nouveau.
On comprend mieux les prétentions des opérateurs de se muer en fournisseurs ou producteurs de contenus.