L'affaire est entendue : le téléchargement de musique sous copyright est illégal. Du moins dans la loi. Dans les faits, si les ayants-droits ont réussi à mettre au pas les éditeurs de logiciels de p2p, ils ne peuvent rien contre les protocoles ou logiciels dont les créateurs ne sont pas des entités juridiques. Si des sociétés comme Metamachine pour edonkey ou bittorrent sont rentrées dans le rang, emule ou le réseau bittorrent se portent bien, comme en témoigne pour ce dernier le classement Alexa des sites référençant les fichiers torrent au 26 septembre.

La société Limewire, récemment inquitée par la RIAA, a adopté une stratégie d'attaque, et poursuit l'association américaine pour monopole illégal sur le distribution de contenus soumis au droit d'auteur.

Pourtant, il semblerait que le téléchargement ne soit plus qu'un souvenir. Ce qui compte désormais, c'est l'accès immédiat à une base de donnée musicale, et l'écoute d'une offre pléthorique, telle qu'initiée par Napster, ou MusicMe en France. On voit donc fleurir des offres de streaming de musique gratuite, qui ne sont pour l'instant pas inquiétées (elles n'ont pas atteint une masse critique ?). Après le précurseur radioblogclub, deux nouvelles offres d'écoute gratuite en ligne : seeqpod, sorte de crawler qui indexe les mp3 présents sur les sites web et autres blogs; et un autre petit français, blogmusik, dont l'interface ressemble à un Ipod. L'interface est très bien faite et offre, comme radioblogclub, la possibilité de créer ses propres playlists. Cette application, très web 2.0, reprendrait les contenus de radioblogclub.

Et si, comme nous l'indique cet article de Silicon.fr, "32% des employés américains écoutent de la musique sur leur lieu de travail à l'aide de leur iPod et autre baladeur", puisque la musique adoucit les moeurs, cette tendance n'est pas prête de s'arrêter.