Je viens de passer près de 25 minutes à regarder un mashup (on est webdeuzero, non ?) de l'énormissime 2001 de kubrick/clarke sur une musique des pink floyd (Merci à aeiou section musique pour le lien).

25 minutes de mon précieux temps disponible, donc, à redécouvrir (j'ai l'album et le film) cette réinterprétation de deux oeuvres qui n'ont en commun que le désir d'un artiste de les voir se télescoper. Un superbe travail de montage sur une bande son qui ne l'est pas moins, qui ne devrait pourtant pas exister du fait des nouvelles lois en vigueur.

A l'époque de sa "sortie", le temps de cerveau disponible avait déclenché une énorme polémique, toute la bien-pensance médiatique poussant des cris d'orffraie. Pourtant, si l'on considère que le mass media vend de l'attention (agrégée en audience) à ses annonceurs, pourquoi s'en émouvoir ?

Le business-model du mass-media est ainsi fait : les auteurs touchent de l'argent en fonction du nombre de personnes qui écoutent une chaine de radio ou regardent une chaine de télévision. Une audience.

Un nouvel acteur sur le marché des contenus vidéo du web propose d'ailleurs ce système. Il s'agit de revver qui propose de reverser une partie des recettes publicitaires attachées à une vidéo à l'auteur. Les oeuvres diffusées sont soumises aux règles du Creative Commons, et le contrat de licence est non exclusif.

On n'est toujours pas dans la nouvelle économie, mais l'initiative a le mérite de rétribuer les auteurs pour l'audience qu'ils procurent aux annonceurs.

Mais dans tous les cas, mashup ou pas, youtube ou revver, ce sont les juristes en droit d'auteur qui se régalent.
 
On pourra également aller mater sur google video la version wizard side of the moon.
Et pour la garder, installer cet addon firefox.