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  <title>error 404 - Tag - propriété intellectuelle</title>
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  <description>si le medium est le message, et l'humain le web 2.0, quel est l'âge du capitaine ?</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Martine, ou Photoshop pour les nuls</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2007/11/27/Martine-ou-Photoshop-pour-les-nuls</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 08:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>usages</category>
        <category>droit</category><category>humour</category><category>mashup</category><category>pro-ams</category><category>propriété intellectuelle</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Tout est parti d'une blague de potache. Un certain Tremechan, adepte du
pastiche, avait posté sur son &lt;a href=&quot;http://picasaweb.google.com/tremechan&quot;&gt;compte Picasa&lt;/a&gt; quelques
détournements de couvertures d'albums ayant marqué la jeunesse de beaucoup de
web users. Des parodies (remix, ou encore mashup selon la terminologie web2)
comme il en existe beaucoup, que les internautes s'approprient et se forwardent
pour égayer des journées de bureautique intenses. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caractère un peu niais d'une ancienne idole des jeunes, allié à une
foultitude de couvertures, &lt;a href=&quot;http://www3.fnac.com/search/quick.do?text=martine&amp;amp;category=book&amp;amp;SID=daa1e810-f5df-c55f-d55f-0144a672b20e&amp;amp;UID=054919bb2-2fee-6502-720c-2aedbe0bff4d&amp;amp;AID=&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;TTL=281120072122&amp;amp;bl=HGACrera&amp;amp;submitbtn=Ok&quot;&gt;
disponibles&lt;/a&gt; sur les sites des distributeurs, a révélé la force du
concept. Le bouche-à-oreilles a pris, et ce grand détournement a fait
des émules dans la communauté des amateurs sachant manier le logiciel de
retouche d'images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui n'aurait pu rester qu'une blague de potache a pris un
virage inédit grâce à l'industrialisation du procédé. &lt;em&gt;Martine cover
generator&lt;/em&gt;, le site récemment fermé, est né de l'envie d'un autre
potache, appelé &lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/Martine-cover-generator-on-nous,2598.html&quot;&gt;Delight&lt;/a&gt;,
qui disposait quant à lui de compétences de codeur. Les couvertures étant
fondées sur un respectueux cahier des charges (typographie, emplacement des
caractères), la création d'un &lt;a href=&quot;http://blog.alcd.be/77-toolbox-web2-outils-et-ressources-pour-votre-site&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;générateur de titres&lt;/a&gt; n'était plus qu'un jeu d'enfants
(l'API &lt;a href=&quot;http://www.imagemagick.org/script/index.php&quot;&gt;Imagemagick&lt;/a&gt;
intégré dans un script PHP par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un public accro mais peu rompu au maniement de Photoshop, l'outil était
une bénédiction. Combien de fausses couvertures de Martine ont-elles été
générées avec &lt;a href=&quot;http://martine.logeek.com/index.php&quot;&gt;ce site&lt;/a&gt; ? Le
blog &lt;a href=&quot;http://popmartine.over-blog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Martine est
très pop&lt;/a&gt; en recense à lui seul plusieurs centaines; quant au site &lt;a href=&quot;http://www.poptronics.fr/On-a-retrouve-Martine-piratee&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Poptronics&lt;/a&gt;, il évoquait le 23 octobre, soit 5 jours après le
lancement du site générant les couvertures, le nombre de plusieurs dizaines de
milliers de visites par jour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la fermeture du site. L'auteur a préféré arrêter l'expérience au bout
d'un mois, après une demande amiable des éditions Casterman, et parce qu'il
n'avait pas envie de risquer un procès. Pourtant, on peut se demander ce
qu'aurait été l'issue d'un tel procès, puisque le droit consacre la parodie au
titre d'exception au droit d'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au delà d'un procès d'intention qui rappelle dans l'esprit l'affaire
jeboycottedanone (&lt;a href=&quot;http://www.foruminternet.org/specialistes/veille-juridique/jurisprudence/cour-d-appel-de-paris-4e-chambre-section-a-30-avril-2003.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;perdue en appel&lt;/a&gt; par le groupe Danone), il reste que la
fourniture d'outils d'usage simple à destination de publics non professionnels
engendre l'adoption par ces derniers. Et peut être l'envie pour certains
d'essayer les logiciels de retouche d'images (ou Imagemagick).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.marklor.org/public/images/mr-grand_contre_mr-malpoli.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Souriez, vous êtes fichés</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2007/10/01/Souriez-vous-etes-fiches</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Oct 2007 16:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>usages</category>
        <category>données personnelles</category><category>politique</category><category>propriété intellectuelle</category>    
    <description>    La documentation française a la bonne idée de publier un &lt;a href=&quot;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303332109401/index.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;'Médias et vie privée'&lt;/a&gt; (info via Infostratège, qui a établi
par ailleurs une &lt;a href=&quot;http://www.les-infostrateges.com/article/06109/bibliographie-selective-de-droit-de-l-information#DroitImage&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bibliographie sélective intéressante&lt;/a&gt; sur le droit de
l'information).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie privée est de fait de plus en plus attaquée par le développement des
medias, et le web participe pour une large part à cette remise en question.
D'autant que, a posteriori de l'antienne de Mc Luhan (&amp;quot;Le medium c'est le
message&amp;quot;), il semblerait que le medium en question soit en fin de compte
&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/?p=7351&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'individu&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Mais pour le moment, le media s'envisage comme un instrument de masse,
détenu par des grands groupes de communication. Et la vie privée s'apparente à
une marchandise : dans un billet de juillet 2007, le blogueur &lt;a href=&quot;http://gigaom.com/2007/07/26/can-privacy-be-a-premium-service/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;OM Malik&lt;/a&gt; s'interrogeait sur la la vie privée comme valeur. Comme
le temps de cerveau disponible donne une valeur aux spots de publicité, le
collecte d'informations sur l'individu donne une valeur aux entreprises qui les
détiennent. Le fichage est partout : via les moteurs de recherche, les &lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/post/2007/08/21/De-lanonymat&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sites
sociaux&lt;/a&gt;, les services de mails dits &amp;quot;gratuits&amp;quot;, les logs de connexion aux
sites, ceux des téléphones mobiles...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut distinguer deux choses : le fichage et la surveillance. Et par
delà, la finalité des renseignements collectés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les collectifs de défense de la vie privée dénoncent régulièrement la
surveillance accrue des Etats (videosurveillance, collecte des logs de
connexion, ADN, empreintes digitale ou rétinienne) ou des sociétés de droit
privé, ils s'émeuvent moins de l'intrusion dans notre intimité de simples
quidams, armés de leur appareil photo ou de leur camera, qui sont tout aussi
&lt;a href=&quot;http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=539&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;attentatoires&lt;/a&gt; à notre vie privée. Et si la surveillance est
conspuée pour des raisons éthiques (ou de défiance à l'égard des gouvernants),
elle s'avère utile aux populations dans certains cas. Ainsi, ces riverains
excédés par le manège des prostituées à Madrid, qui, lassés d'attendre les
caméras de vidéosurveillance, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-965823,0.html&quot;&gt;filment et publient
sur Youtube&lt;/a&gt;. Ou ce &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.aujourdhui.ma/nation-details57107.html&quot;&gt;&lt;em&gt;sniper&lt;/em&gt; de
Targuist&lt;/a&gt; , qui prend le monde à partie pour dénoncer la corruption de
gendarmes dans le Rif marocain.&lt;br /&gt;
C'est ainsi que les internautes du monde entier collectent et publient textes,
photos et vidéos dont ils sont les producteurs. Ce faisant, ils violent notre
intimité en publiant la leur, puisque nous faisons partie de leur
environnement. Mais, dans le monde réel, comme sur le 6eme continent, le délit
de diffamation existe, tout comme celui d'usurpation d'identité. Mais que se
passera-t-il lorsque les moteurs de recherche indexeront, via des logiciels de
reconnaissance faciale, les silhouettes au deuxième plan des photos de vacances
? Ces technologies, utilisées dans les stades pour interdire l'accès aux
hooligans, le sont désomais pour des sites à la Flickr (voir le billet
d'&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/?p=6207&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;InternetActu&lt;/a&gt; sur Ryia). Et si notre IP n'est &lt;a href=&quot;http://kazz9.ovh.org/kazz/blog/index.php?2007/09/25/56-anonymat-internet-adresse-ip-donnees-personnelles&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;pas suffisante&lt;/a&gt; à nous identifier, on se retrouve déjà via
nos noms ou photos, &amp;quot;à l'insu de son plein gré&amp;quot; sur Copainsdavant, ou taggé
dans Facebook. Et Googleisable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au fichage, c'est en gros la conservation des résultats de la
surveillance. Les plus gros acquisiteurs privés de données personnelles, les
moteurs de recherche, ont été récemment au &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39372214,00.htm?xtor=RSS-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;centre d'une polémique&lt;/a&gt; et ont décidé d'adopter un profil
bas, rendant anonymes les informations des internautes au bout d'un temps assez
court (en séparant le profil de l'utilisateur de sa recherche). Mais que dire
des Etats ? Et des simples citoyens ?&lt;/p&gt;
Qui donc a le droit de collecter et détenir nos précieuses informations ?
Doit-on plus faire confiance à un Google, qui permet d'effectuer la recherche
&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;amp;q=comment+fabriquer+une+bombe&amp;amp;btnG=Recherche+Google&amp;amp;meta=&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Comment fabriquer une bombe&lt;/a&gt;&amp;quot; et s'oppose au &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/actu/news/26938-Le-gouvernement-americain-contreattaque-Goog.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;gouvernement fédéral américain&lt;/a&gt; sur la communication de logs
de recherche, ou à nos gouvernants qui tels Franco Fratini veulent empêcher non
la réponse, mais &lt;a href=&quot;http://l-oeilecoutepardanielriot.blog.20minutes.fr/archive/2007/09/11/le-commissaire-europ%C3%A9en-franco-frattini-veut-censurer-intern.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la recherche même&lt;/a&gt; ? Et dois-je craindre ce groupe de
japonais mitraillant l'obélisque de la Concorde alors que je me promène avec ma
maîtresse ? De la &lt;a href=&quot;https://www.vous-et-la-ratp.net/TicketsAbonnements/Respecter-le-souhait-d-anonymat-et-donc-ne-pas-supprimer-la-carte-orange/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;RATP&lt;/a&gt; à &lt;a href=&quot;http://europeanunionunioneuropeenne.blogs.courrierinternational.com/archive/2007/06/24/enqu%C3%AAte-de-l-ue-sur-google.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'Union européenne&lt;/a&gt;, ces questions sont au centre des
préoccupations actuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dernièrement est apparue une pétition sur le Web intitulée &lt;a href=&quot;http://opensocialweb.org/2007/09/05/bill-of-rights/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&amp;quot;Bill of
Right for Users of the Social Web&amp;quot;&lt;/a&gt; (traduction en français &lt;a href=&quot;http://www.biologeek.com/journal/index.php/web-social-rendez-nous-le-controle-de-nos-donnees&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Partant du principe que les données personnelles nous
définissent tout comme notre statut, les auteurs - issus du monde du web - ont
écrit une sorte de charte de bonne conduite à l'usage des sites dits web2.0.
Préconisant entre autres la propriété et le contrôle de nos données, cette
déclaration d'intention est bonne tant que les données sont centralisées. Dès
lors qu'il n'y a plus de monopole, tout s'écroule. Ce qui se passe déjà avec
les Nations, dont le monopole d'écriture des lois est &lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/post/2007/05/16/La-Nation-est-elle-soluble-dans-le-Web&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;battu en brêche&lt;/a&gt; par le web...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Etre fiché, en définitive, c'est être conservé dans une base de données.
Tout allait bien lorsque la base de données se limitait à quelques milliards de
neurones. La mémoire était à l'intérieur de nous-même. Mais, comme le
rappellait Michel Serres lors d'une conférence en 2005 (lien via &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/?p=6306&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;InternetActu&lt;/a&gt;), depuis
l'écriture et plus encore l'imprimerie, nous avons externalisé notre mémoire. A
qui appartient-elle désormais ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Parce que vous le valez bien</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2007/07/24/Parce-que-vous-le-valez-bien</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Jul 2007 14:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>web 2.0</category>
        <category>commerce</category><category>marques</category><category>mashup</category><category>propriété intellectuelle</category><category>UGC</category>    
    <description>    Media2 nous informe que Scripps &lt;a href=&quot;http://www.media2.fr/index.php/2007/07/19/147-scripps-rachete-25-millions-de-dollars-recipezaar-un-site-de-recettes-de-cuisines-generees-par-les-utilisateurs&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;vient de racheter&lt;/a&gt; Recipezaar, un site de recettes de
cuisine UGC, pour 25 millions de dollars.
&lt;p&gt;A la fin de l'année dernière, Aufeminin - lui même acquis le mois dernier
par Axel Pringer - rachetait marmiton.org pour 3,75 millions d'euros. Et on se
souvient également des sommes record déboursées par Google pour racheter
Youtube, ou encore NewsCorp pour Myspace. Et le petit nouveau qui monte,
Facebook, serait - aux dernières rumeurs - valorisé à 6 milliards de dollars
pour ses 30 à 40 millions d'inscrits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, si les massmedia investissent le web2.0, le producteur de
contenu, l'internaute, ne fait toujours pas partie de la boucle de valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca et là, on trouve des internautes qui s'élèvent contre cet &amp;quot;Esclavage
2.0&amp;quot;.  Que ce soit le photographe Karl Dubost, qui dans une tribune
sur son blog fustigeait ce &lt;a href=&quot;http://www.la-grange.net/2006/03/29.html#web20&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;pillage&lt;/a&gt;
des ressources intellectuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce soit Nicolas Carr, ancien éditeur du magazine &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Harvard_Business_Review&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Harvard
Business Review&lt;/a&gt;(lien via &lt;a href=&quot;http://caveat.ouvaton.org/2007/07/14/oeil-de-links-4/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;caveat
emptor&lt;/a&gt;), qui assimile le système au métayage agricole, notant que la
caractéristique économique du web2 est&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;the distribution of production into the hands of the many and the
concentration of the economic rewards into the hands of the few.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;mais que les métayers trouvent leur intérêt dans la libre expression ou la
socialisation. Le mot métayer est d'ailleurs repris par le chantre des Creative
Commons, Lawrence Lessig, dans une &lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/07/11/AR2007071101996.html?hpid=opinionsbox1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;récente tribune&lt;/a&gt; parue dans le Washington Post, où il
s'insurgeait contre la politique de PI de George Lucas sur les mashup consentis
de l'épopée Star Wars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les américains parlent même de &lt;a href=&quot;http://www.urbandictionary.com/define.php?term=e-peen%20target=&quot;&gt;e-epeen&lt;/a&gt;,
ou penis numérique, pour définir cet ego qui motive les productions de contenu
de la part des internautes. Mais cette pratique de création gratuite puis
d'appropriation n'est pas l'apanage du truisme web2.0. La base CDDB ou le
format d'encodage divx ont été, par exemple, issus d'un travail collaboratif et
bénévole, avant de devenir des activités commerciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pratique, également appelée &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/?p=6470&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;crowdsourcing&lt;/a&gt;,
littéralement &lt;em&gt;approvisionnement par la foule&lt;/em&gt;, est donc la forme la
plus aboutie d'externalisation des compétences ou des services. Son rayonnement
est mondial, se base sur la participation du plus grand nombre et de sa mise en
concurrence. Et la valeur travail, celle qui socialise dans nos sociétés de
consommation, revient au centre de reflexions de pas mal de monde; ainsi
Jacques Attali avec &lt;a href=&quot;http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1973010&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=99&amp;amp;SID=2b12a6c6-daa1-8db3-9ca4-8510f16f26ea&amp;amp;TTL=250720071342&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;amp;To=0%CE%9D=2&amp;amp;UID=04747da06-bdee-d789-d96e-9bdfc00ab8b0&amp;amp;Fr=0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'avenir du travail&lt;/a&gt;, Jacquard avec &lt;a href=&quot;http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1843476&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=99&amp;amp;SID=2b12a6c6-daa1-8db3-9ca4-8510f16f26ea&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;amp;To=0%CE%9D=2&amp;amp;UID=04747DA06-BDEE-D789-D96E-9BDFC00AB8B0&amp;amp;Fr=0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mon utopie&lt;/a&gt;, De Rosnay avec &lt;a href=&quot;http://www.pronetaire.com/livre/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La révolte du
pronétariat&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les questions sont multiples : est-ce la fin de l'asservissement, tel que
le prévoyait &lt;a href=&quot;http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1645445&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=17&amp;amp;SID=2b12a6c6-daa1-8db3-9ca4-8510f16f26ea&amp;amp;TTL=250720071400&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;amp;To=0%CE%9D=1&amp;amp;UID=04747DA06-BDEE-D789-D96E-9BDFC00AB8B0&amp;amp;Fr=0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Hannah Arendt&lt;/a&gt;, ou au contraire un super esclavage, dû à
cette concurrence libre et non faussée (qui vient d'être retirée du nouveau
traité constitutionnel dit simplifié), concurrence qui s'exprime de plus en
plus entre les individus, lesquels deviennent, au fur et à mesure de la
pénétration de la société de l'information, des marques à part entière ? Des
marques avec tout ce que cela comporte de propriété intellectuelle, donc de
valorisation. Et si on bouclait la boucle ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>De la propriété intellectuelle</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2007/01/07/De-la-propriete-intellectuelle</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 16:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>droit</category>
        <category>diffusion</category><category>OMPI</category><category>propriété intellectuelle</category><category>youtube</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le droit de la propriété littéraire a deux siècles. Si l'on se penche sur
son histoire, il est frappant de constater l'analogie entre les faits qui ont
amené sa création et la bataille qui se joue en ce moment du fait de la
révolution numérique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la création, ce sont d'abord les éditeurs qui - imprimerie aidant -
s'arrogent un monopole d'exploitation sur les oeuvres imprimées. La loi sur les
« privilèges perpétuels » de 1686 accorde aux libraires des monopoles
d'exploitation pour compenser leurs investissements. Puis, dans les années
1780, c'est un diffuseur qui dispose d'un monopole de fait. Les théâtres, et en
premier lieu la Comédie française, font la pluie et le beau temps sur la
diffusion des oeuvres. Non seulement ses sociétaires choisissent les oeuvres,
mais évitent le plus souvent de payer les auteurs. Un certain Beaumarchais mène
alors la révolte des auteurs, qui aboutira à une grève des écrivains, qui ne
fourniront plus les théâtres en production littéraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallut attendre 1791 et 1793 et la fin des privilèges pour qu'une
législation protégeant les auteurs voit le jour. Aidés par des structures
puissantes, la Société des auteurs (SDA), puis la SACEM, et la Société des gens
de lettre, les auteurs prennent de l'épaisseur et participent aux succès de
leur oeuvres, à part égales avec les directeurs de théâtres et les troupes
interprétes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bref aperçu montre que le combat entre auteurs et producteurs, éditeurs
ou diffuseurs, n'est pas récent. Pourtant, il est en train de se jouer une
partie beaucoup plus importante, d'un point de vue social comme d'un point de
vue économique. En effet, le jeu se jouait entre &amp;quot;ceux qui étaient auteurs et
ceux qui ne l'étaient pas&amp;quot;. Structurés comme des groupes économiques, les
auteurs pouvaient se prévaloir des droits particuliers, qui régissaient une
catégorie sociale identifiée, repertoriée. Le fait d'appartenir à l'une de ces
sociétés (on dira aussi syndicat) revenant à faire partie d'une &amp;quot;entreprise&amp;quot;
soumise à un régime économique spécifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il apparaît que la circulation des oeuvres, la mise à disposition
d'outils bon marché, et le passage à une société de l'information induit le
consommateur à intervenir en tant qu'acteur, producteur d'un point de vue
économique, auteur d'un point de vue intellectuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expansion du domaine culturel en tant qu'activité économique a forcé le
législateur a reconnaître des nouveaux droits, dits droits voisins, à des
catégories professionnelles telles les interprêtes. Des droits d'exploitation
puis de diffusion se sont empilés sur ceux existant. L'une des plus formidables
batailles est en train de se jouer à l'OMPI sous la pression des diffuseurs
(via un &amp;quot;traité des casteurs&amp;quot;) pour leur reconnaître une propriété sur le
&lt;a href=&quot;http://www.cptech.org/ip/wipo/bt/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;signal&lt;/a&gt;. Un avant goût de ces dispositions, dont le corrolaire est
l'abandon du droit à la copie privée, est mis en oeuvre par TF1 qui vient
&lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/news4241_Multiposte_Free_et_TF1_violent-ils_la_loi_DADVSI.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;d'interdire&lt;/a&gt; l'utilisation de la fonction multiposte par
Free (c'est-à-dire la diffusion du flux sur le réseau IP de l'internaute).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, s'il se profile à l'horizon la possibilité pour le citoyen d'échanger
des oeuvres à titre gratuit, c'est-à-dire de se substituer au diffuseur, dans
le cadre d'une probable licence globale, le diffuseur tient à verrouiller son
business. Il est ahurissant de constater que le mass media ne tient pas compte
des erreurs des majors du disque, et risquent de s'aliener leurs propres
clients. Clients qui sont eux-mêmes, par la grâce du numérique, devenus
auteurs, en constituant des playlist ou en recyclant des oeuvres existantes.
Pour un &lt;a href=&quot;http://abidbol.free.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&amp;quot;Grand
détournement&amp;quot;&lt;/a&gt; réalisé par des professionnels, combien de mashups de
&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=cL0HdHh5vMY&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;clips&lt;/a&gt;
ou de &lt;a href=&quot;http://www.shoutfile.com/v/6BxrfCA6/James_Bonds_Playing_Poker_Together&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;films&lt;/a&gt; se retrouvent-ils sur le web ?&lt;br /&gt;
Et lorsque l'on apprend qu'enfin &lt;a href=&quot;http://www.buzzmachine.com/index.php/2007/01/26/davos07-chad-hurley-on-youtube-on-youtube/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Youtube&lt;/a&gt; considère les UGC comme des oeuvres, et va
rétribuer les auteurs, tout en ayant signé des accords avec les ayants-droits,
on se demande si le diffuseur du futur ne sera pas tout simplement une énorme
agence de gestion des droits...&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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