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  <title>error 404 - Tag - DADVSI</title>
  <link>http://blog.marklor.org/</link>
  <description>si le medium est le message, et l'humain le web 2.0, quel est l'âge du capitaine ?</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Aujourd'hui, on rase gratis...</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2007/02/22/Aujourdhui-on-rase-gratis</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9c836d3e0730f8b7deb7dd9385b0a56d</guid>
    <pubDate>Fri, 23 Feb 2007 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>media</category>
        <category>broadcast</category><category>DADVSI</category><category>musique</category><category>vidéo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le web est - pour l'instant - un espace de libertés à l'image de la
diversité de son peuplement. Car sans frontières, instituant un temps réel,
connectant des individus sans rapports les uns aux autres, chaotique, ouvert,
bref vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant dira-t-on, par la grâce - ou à cause - de l'absence d'une
législation propre, ou au mieux d'une législation mondiale. Mais lorsqu'on voit
les difficultés à créer une Europe à 27, le machin onusien, voire les
tergiversations d'une OMC, on se dit que la gouvernance mondiale n'est pas pour
demain. Vérité en deçà des Pyrennées...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, en vertu de la territorialité des lois et règlements, voici quelques
astuces pour profiter des ressources webesques... pouf pouf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la musique&lt;/p&gt;
Si le partage de la musique est anti-économique aux yeux de certains, les
anciens acteurs tels la Sacem jurent qu'il est judicieux d'attendre, et les
ayants-droits se persuadent que nous sommes toujours au XXeme siècle. La
réponse pour la gestion des contenus numériques viendra peut-être des
indépendants, avec une initiative comme &lt;a href=&quot;http://fr.news.yahoo.com/23012007/308/musique-en-ligne-merlin-represente-les-labels-independants.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Merlin&lt;/a&gt; puisque majors et sociétés d'auteurs rechignent à
faire autre chose que criminaliser public et clients. Télécharger de la musique
ailleurs que chez un commerçant est illégal, tout comme désormais les
&amp;quot;logiciels manifestement destinés à la mise à disposition&amp;quot; de contenus soumis à
droit d'auteur. Après une lecture des dispositions chez &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/actu/news/34802-DADVSI-telechargement-dadvsi-P2P-upload.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;PC Impact&lt;/a&gt;, on en vient au fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le téléchargement est illégal, l'écoute ne l'est pas. Et que dire de
l'enregistrement des flux ? Quelques logiciels existent, comme &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/log365_StationRipper.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Station
Ripper&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.gorecord.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Gorecord&lt;/a&gt;
qui permettent d'enregistrer les radios du web. Illégal ? Pas sûr. Et que dire
de &lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/post/2007/02/22/www.radioblogclub.com%3E%20target=&quot;&gt;radioblogclub&lt;/a&gt; ? Si le
programme en lui-même ne contrevient pas à DADVSI, il semblerait que les
bloggueurs qui uploadent de la musique sur leur site pour une écoute par leurs
lecteurs soient eux dans l'illégalité, au regard de la Sacem. Pourtant, des
sociétés comme Orange via &lt;a href=&quot;http://blog.mubility.com/index/2006/11/23/123-carbox-radioblogclub-dans-ta-voiture&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Carbox&lt;/a&gt; s'y intéressent. Et à titre d'information, voici
&lt;a href=&quot;http://thetitoo.blogspot.com/2006/12/un-peu-de-geekisme-avec-radioblog.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un site&lt;/a&gt; expliquant comment récupérer les titres hebergés.
Enfin, encodés à 64 kbps, ça ne vaut pas les originaux, encore moins l'écoute
live. Un conseil : allez aux concerts !&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Du cinéma&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour la musique, le cinéma se consomme... au cinéma. Partant, le
cinéma s'est &lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/post/2007/02/13/Pirates&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;très bien porté&lt;/a&gt; en France en 2006, et le modèle de la télévision
s'oriente de plus en plus vers des contenus exclusifs, fédérateurs et
périodiques, tels les séries, capables de fideliser les téléspectateur et
d'anticiper les sources de revenus liés à l'audience. D'où les personnages
récurrents, les n-ièmes saisons et les redondissements de fin d'épisodes
(&lt;em&gt;cliffhanger&lt;/em&gt;) dont nous abreuvent les scénaristes. Or le modèle est
pervers car l'attente suscitée auprès des publics va au-delà des espérances.
Après que les producteurs US aient vendu leur série en Europe grâce aux
chiffres de téléchargement en p2p (une sacrée pré-audience), voilà qu'ils se
mettent à diffuser eux-mêmes leur contenus sur le web, ou signent des accords
avec des tiers, à l'instar de Viacom et Joost.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les &lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/spip.php?rubrique31&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;nouvelles séries US&lt;/a&gt;, se retrouvent sur le web, que ce soit de
&lt;a href=&quot;http://sharetv.org/shows&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;manière illégale&lt;/a&gt; ou non.
On trouve alors, équipé d'un firefox et d'un &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/firefox/2464/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;proxy&lt;/a&gt;
préalablement configuré pour être reconnu comme un américain, les épisodes avec
6 mois d'avance, quand ce ne sont pas des séries entières. Et &lt;a href=&quot;http://www.tvsquad.com/2006/10/01/where-to-find-your-favorite-shows-online/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;tous les networks&lt;/a&gt; s'y mettent, et dans le même temps
sécurisent leur flux, face à l'engouement de la toile pour leur nouveau mode de
diffusion, en utilisant des méthodes d'identification autre que l'IP, se basant
sur flash, javascript, ou encore le fuseau horaire de l'internaute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intérêt pour les chaines - qui détiennent les droits exclusifs ou en sont
les producteurs - est double : éviter que les flux ne leur échappent, et
intégrer une publicité qui ne peut être zappée par des dispositifs &amp;quot;Tivo like&amp;quot;.
Le service rendu est honorable : le streaming va plus vite que le download, le
flux sont drmisés, et l'internaute identifié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, de nouveaux services, pas très légaux non plus, tels &lt;a href=&quot;http://www.viidoo.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Vidoo&lt;/a&gt; permettent de regarder des
chaines rebroadcastées... on n'arrête pas le progrés..&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le droit d'auteur soluble dans les UGC ?</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2006/10/17/Le-droit-dauteur-soluble-dans-les-UGC</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5ff765220eac801710e63a4e89c99cf8</guid>
    <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 20:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>droit</category>
        <category>DADVSI</category><category>google</category><category>mashup</category><category>UGC</category>    
    <description>    L'excellent blog de Didier Durand est &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2006/10/web-20-google-pousse-les-majors-sony.html#links&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;revenu&lt;/a&gt; sur l'accord de Warner et Sony avec Google
concernant les UGC. Accords qui sont selon lui un préalable à l'absorption de
Youtube par Google.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, si l'on s'en tient à Google vidéo, les accords passés ont pour objet
de permettre les fameux &lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/post/2006/08/07/Du-temps-de-cerveau-disponible&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mashup&lt;/a&gt; qui sont des créations d'internautes à partir de
matériaux soumis au droit d'auteur.&lt;br /&gt;
Ces accords sont censés mettre un terme à l'insécurité juridique qui eurent
raison d'un Napster. Pourtant, même ainsi rédigés entre la major et le
diffuseur, ils occultent un des principes fondamentaux du droit d'auteur
français : le droit moral.&lt;br /&gt;
Ainsi, sur les oeuvres audiovisuelles, il se trouve pas moins de 5 catégories
de personnes considérées comme auteur et titulaire de ce droit (Art. L 113-7).
Ce sont  l'auteur du scénario, l'auteur de l'adaptation, l'auteur du texte
parlé, l'auteur des compositions musicales avec ou sans paroles spécialement
réalisées pour l'oeuvre et le réalisateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or l'article L121-5 édicte que &amp;quot;toute modification de [l'oeuvre audiovisuelle]
par addition, suppression ou changement d'un élément quelconque exige l'accord
des personnes mentionnées au premier alinéa&amp;quot;, à savoir le réalisateur, les
coauteurs et, le producteur. En outre, l'article L121-1 reconnait à l'auteur un
droit au respect de son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le copyright anglo-saxon permet de modifier très facilement les oeuvres
audiovisuelles, la réalisation de mashup d'auteurs français risque de donner
des sueurs froides aux juristes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, DADVSI aurait gagné à être rebaptisé : droit d'auteur dans la
société de l'information mondialisée.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Musique en ligne : l'après DADVSI (2)</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2006/09/27/Musique-en-ligne-%3A-lapres-DADVSI-2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eff8747b24dffe6e25816d7077024f9c</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Sep 2006 16:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>media</category>
        <category>DADVSI</category><category>musique</category><category>streaming</category>    
    <description>    &lt;p&gt;L'affaire est entendue : le téléchargement de musique sous copyright est
illégal. Du moins dans la loi. Dans les faits, si les ayants-droits ont réussi
à mettre au pas les éditeurs de logiciels de p2p, ils ne peuvent rien contre
les protocoles ou logiciels dont les créateurs ne sont pas des entités
juridiques. Si des sociétés comme &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/news3623_Mort_d_eDonkey_c_est_l_avenir_legal_que_l_on_tue.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Metamachine&lt;/a&gt; pour edonkey ou bittorrent sont rentrées dans
le rang, emule ou le réseau bittorrent se portent bien, comme en &lt;a href=&quot;http://torrentfreak.com/bittorrent-sites-are-slowly-taking-over-the-internet/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;témoigne&lt;/a&gt; pour ce dernier le classement Alexa des sites
référençant les fichiers torrent au 26 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La société Limewire, récemment inquitée par la RIAA, a adopté une stratégie
d'attaque, et poursuit l'association américaine pour &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/actu/news/31649-limewire-P2P-piratage.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;monopole illégal&lt;/a&gt; sur le distribution de contenus soumis au droit
d'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il semblerait que le téléchargement ne soit plus qu'un souvenir.
Ce qui compte désormais, c'est l'accès immédiat à une base de donnée musicale,
et l'écoute d'une offre pléthorique, telle qu'initiée par Napster, ou MusicMe
en France. On voit donc fleurir des offres de streaming de musique gratuite,
qui ne sont pour l'instant pas inquiétées (elles n'ont pas atteint une masse
critique ?). Après le précurseur radioblogclub, deux nouvelles offres d'écoute
gratuite en ligne : &lt;a href=&quot;http://www.seeqpod.com&quot; target=&quot;&quot;&gt;seeqpod&lt;/a&gt;,
sorte de crawler qui indexe les mp3 présents sur les sites web et autres blogs;
et un autre petit français, &lt;a href=&quot;http://www.blogmusik.net/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blogmusik&lt;/a&gt;, dont l'interface ressemble à un Ipod. L'interface est
très bien faite et offre, comme radioblogclub, la possibilité de créer ses
propres playlists. Cette application, très web 2.0, reprendrait les contenus de
radioblogclub.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si, comme nous l'indique cet article de &lt;a href=&quot;http://www.silicon.fr/getarticle.asp?ID=16914&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Silicon.fr&lt;/a&gt;,
&amp;quot;32% des employés américains écoutent de la musique sur leur lieu de travail à
l'aide de leur iPod et autre baladeur&amp;quot;, puisque la musique adoucit les moeurs,
cette tendance n'est pas prête de s'arrêter.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Musique en ligne : l'apres DADVSI</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2006/09/13/Musique-en-ligne-%3A-lapres-DADVSI</link>
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    <pubDate>Wed, 13 Sep 2006 18:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>media</category>
        <category>DADVSI</category><category>distribution</category><category>DRM</category><category>musique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;DADVSI continue de faire &lt;a href=&quot;http://caveat.ouvaton.org/2006/09/01/le-debat-radio-est-un-sport-de-combat/#more-17&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;gloser&lt;/a&gt;. Pourtant, les DRM au coeur du débat, semblent de
moins en moins une réponse au &amp;quot;piratage&amp;quot; que l'ambition pour une poignée de
firmes de verrouiller leurs positions face à la concurrence, comme en témoigne
la récente &lt;a href=&quot;http://www.bucheron.net/weblogs/index.php?2006/07/05/3141-virginmega-condamne-pour-contrefacon&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;affaire&lt;/a&gt; Madonna, ayant opposé Virginmega à Orange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans un monde numérique où la rareté n'existe plus, l'exclusivité
a l'avantage de recréer cette rareté, en créant un marché captif pour
l'exploitation d'une oeuvre, pendant une période donnée. Ce principe est bien
connu du cinema, avec ce que l'on appelle la chronologie des media (ou
windowing), ou les circuits de distribution propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains acteurs français, et non des moindres, sont en train d'effectuer,
sinon leur coming out sur la licence globale, du moins exprimer leur
scepticisme sur les DRM. Après les &lt;a href=&quot;http://www.01net.com/article/325258.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;doutes&lt;/a&gt; du
président de l'UPFI, Stéphane Bourdoiseau, sur la capacité d'endiguer le
&amp;quot;piratage&amp;quot;, voici le PDG de Naïve, qui prônait le 16 septembre dernier, la
licence globale pour une &lt;a href=&quot;http://s.tf1.fr/mmdia/v/43/9/1806439g.asx&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cohérence de l'offre&lt;/a&gt;. Et Pascal Rocard, le président de la
SACD, de fustiger les &lt;a href=&quot;http://www.sacd.fr/actus/blog/index.php#352&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;savants fous&lt;/a&gt; de Bruxelles convertis au tout DRM, après
s'être largement prononcé contre les licences légales, ou globales (merci à
Benjamin pour la news).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que l'arrivée en France de eMusic, qui revendique 13% du marché
en ligne de musique aux Etats-Unis, sans DRM, est l'exemple parfait de la
confiance que peuvent avoir les artistes dans leur public (avec un catalogue ne
comprenant aucun artiste des 4 majors).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est vrai aussi que le jeu du chat est fatigant. La criminalisation
du transfert a basculé les usages sur la diffusion (cf. le succès de &lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/www.radioblogclub.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;radioblogclub&lt;/a&gt;) et les grands groupes media, qui maitrisent
l'entièreté de la chaine de valeur (production, édition), effraient
passablement les indépendants. Surtout lorsque les logiques de rapprochement
industriel passent par la maitrise de la distribution &amp;quot;end user&amp;quot;, via le
web.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Du temps de cerveau disponible</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2006/08/07/Du-temps-de-cerveau-disponible</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e057be130659346ed2016018012d6081</guid>
    <pubDate>Mon, 07 Aug 2006 22:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>media</category>
        <category>audience</category><category>DADVSI</category><category>mashup</category><category>vidéo</category>    
    <description>    Je viens de passer près de 25 minutes à regarder un mashup (on est webdeuzero,
non ?) de l'énormissime 2001 de kubrick/clarke sur une musique des pink floyd
(Merci à &lt;a href=&quot;http://musique.fluctuat.net/blog/7143-pink-kubrick.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;aeiou section musique&lt;/a&gt; pour le lien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 minutes de mon précieux temps disponible, donc, à redécouvrir (j'ai l'album
et le film) cette réinterprétation de deux oeuvres qui n'ont en commun que le
désir d'un artiste de les voir se télescoper. Un superbe travail de montage sur
une bande son qui ne l'est pas moins, qui ne devrait pourtant pas exister du
fait des nouvelles lois en vigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'époque de sa &amp;quot;sortie&amp;quot;, le &lt;a href=&quot;http://www.lexpansion.com/art/32.0.77108.0.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;temps de
cerveau disponible&lt;/a&gt; avait déclenché une énorme polémique, toute la
bien-pensance médiatique poussant des cris d'orffraie. Pourtant, si l'on
considère que le mass media vend de l'attention (agrégée en audience) à ses
annonceurs, pourquoi s'en émouvoir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le business-model du mass-media est ainsi fait : les auteurs touchent de
l'argent en fonction du nombre de personnes qui écoutent une chaine de radio ou
regardent une chaine de télévision. Une audience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un nouvel acteur sur le marché des contenus vidéo du web propose d'ailleurs ce
système. Il s'agit de &lt;a href=&quot;http://revver.com&quot;&gt;revver&lt;/a&gt; qui propose de
reverser une partie des recettes publicitaires attachées à une vidéo à
l'auteur. Les oeuvres diffusées sont soumises aux règles du Creative Commons,
et le contrat de licence est non exclusif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n'est toujours pas dans la nouvelle économie, mais l'initiative a le mérite
de rétribuer les auteurs pour l'audience qu'ils procurent aux annonceurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans tous les cas, mashup ou pas, youtube ou revver, ce sont les juristes
en droit d'auteur qui se régalent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On pourra également aller mater sur google video la version &lt;a href=&quot;http://video.google.fr/videoplay?docid=-7870556893231964922&amp;amp;q=wizard+side+of+the+moon&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;wizard side of the moon&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Et pour la garder, installer cet &lt;a href=&quot;https://addons.mozilla.org/firefox/2390/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;addon&lt;/a&gt; firefox.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Rentrée littéraire</title>
    <link>http://blog.marklor.org/post/2006/08/02/Rentree-litteraire</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4920c574233338bc67387115d96dd376</guid>
    <pubDate>Fri, 04 Aug 2006 16:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>julien breitfeld</dc:creator>
        <category>droit</category>
        <category>DADVSI</category>    
    <description>DADVSI code, nouveau best-seller    Ainsi la France rejoindrait la Chine ou l'Iran dans le peloton des pays les
plus répressifs du net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La censure exercée - selon certains via les majors - sur le partage des oeuvres
de l'esprit au travers de la loi DADVSI restreint donc les exceptions à
l'exercice du droit d'auteur en amendant la fameuse copie privée, dont la
définition imprécise mettait la justice dans &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/tribune/060615thoumyre.shtml&quot;&gt;l’embarras&lt;/a&gt; et
appelait donc une réponse du législateur (voir aussi l’excellent hyperdossier
de &lt;a href=&quot;http://www.juriscom.net/pro/visu.php?ID=707&quot;&gt;juriscom&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de son aspect inopérant (40% de la musique échangée par mail, réseaux
cryptés, connexion via des accès publics), cette loi ne revient à aucun moment
sur le plus grand chantier du XXIeme siècle, le droit d'auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Quel droit pour quelle propriété ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question qui prévaut sur le débat des réseaux de peer to peer est la licéité
de l’échange de sources lorsque le détenteur n’en est pas le propriétaire. A ce
sujet, les avis divergent sur le titre de « propriété », voir le post de
&lt;a href=&quot;http://www.covertprestige.info/2006/08/01/68-pour-herve-rony-la-culture-serait-elle-un-bien-comme-un-autre&quot;&gt;
Florent V&lt;/a&gt; ou celui de &lt;a href=&quot;http://caveat.ouvaton.org/2006/08/01/le-conseil-constitutionnel-et-le-retour-du-boulanger/&quot;&gt;
Florent L&lt;/a&gt; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au regard du droit français, le droit d’auteur comporte deux parties : une
partie dite patrimoniale, et une autre dite morale. L’exercice des droits
patrimoniaux de la propriété confère à son détenteur un titre de propriété ;
son détenteur premier est le créateur de l’œuvre. Ces droits sont similaires à
un droit réel.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l’auteur détient également un droit moral sur son œuvre, dont le
caractère est attaché à sa personne. Ce droit est, entre autres,
inaliénable.&lt;br /&gt;
Alors que l'auteur peut renoncer à son droit patrimonial, en décidant de ne pas
l'exercer, il ne peut pas renoncer à son droit moral. On pourrait presque
parler de responsabilité de l'auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème soulevé par Florent V lorsqu’il reprend le commentaire d’Hervé Rony
est que trop souvent le droit d’auteur est assimilé au copyright anglo-saxon.
Le copyright est le simple exercice de droits patrimoniaux. Il est donc
assimilable à un droit de propriété pur. Dans le cas de la rémunération de
l’auteur pour son œuvre, c’est un simple droit d’usage (usus) qui est conféré
par l’ayant droit au consommateur. On parle aussi de licence dans l’industrie
des logiciels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A mon sens, le téléchargement d’œuvres sur les réseau p2p relève d’un abus du
droit d’usage, puisqu’il y a reproduction et transfert de l’œuvre d’un
titulaire de licence à un autre qui ne l'est pas nécessairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;P2P illégal, mais ce n’est pas la question&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que l’on nous serine depuis des lustres que nous sommes dans une économie
de biens immatériels, pourquoi diable toujours en revenir à la copie, puisque
qui dit copie dit support ? Article L 122-3 &amp;quot;La reproduction consiste dans la
fixation matérielle de l'oeuvre par tous procédés qui permettent de la
communiquer au public d'une manière indirecte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Pourquoi vouloir restreindre DADVSI à la copie alors que la propagation de
l’œuvre artistique est par essence sa diffusion ? DADVSI interdit donc
l’échange de fichiers, les logiciels permettant de le faire ainsi que toute «
apologie » de ce crime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le droit d’auteur est aussi clair sur un point : Article L 122-5 &amp;quot;Lorsque
l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire : Les représentations
privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle de famille&amp;quot;.&lt;br /&gt;
DADVSI a précisé les modalités d'exécution des droits patrimoniaux (exécution
et reproduction). S'il a apporté des limitations sur le droit de reproduction
(vs copie privée), les limites à l'exécution de l'oeuvre sont toujours à
destination d'un public. Il n’est nullement précisé que le partage de flux est
interdit.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, seul un partage vers un public est réprimé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : ma soeur habite à lyon, mon cousin à taipei, mon fils à New York,
mes neveux sont en vacances en Italie. Et j'ai quelques amis chez eux, dont la
jurisprudence reconnaît qu'ils font partie du &amp;quot;cercle&amp;quot;. En vertu de l'article
suscité, et malgré les décalages horaires, j'ai parfaitement le droit de
broadcaster sur un réseau privé le DVD que j'ai acheté légalement dans le
commerce, non ? Ou le &amp;quot;cercle&amp;quot; est-il nécessairement circonscrit
géographiquement à mon salon?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foultitude de logiciel de peercasting apparus ces derniers mois (TVants,
Sopcast, PPLive, Gocool, TVEase…) est en train de redéfinir le principe même de
la diffusion. Le web a fait voler en éclats le principe ancien du diffuseur
(one to many), qui s’est mué en one to one ou many to many, avec communication
réciproque entre serveur et client. Il fait aussi exploser les barrières
géographiques qui délimitent les territoires d’application de la loi (on l’a vu
avec l’affaire des objets neo-nazis de Yahoo).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Redéfinition de l’espace politique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, sauf à redéfinir des contraintes techniques visant à restreindre la
circulation de l’information, la mutation opérée avec le web induit la création
d’un droit mondial à l'accès à l'information, rejoignant les droits les plus
aboutis en matière multilatérale, droit commercial, dont l’instance
réprésentative est l’OMC et droit d’auteur (des conventions internationales,
telles Berne et Paris, sont appliquées et précisées au sein de l’OMPI).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a vu avec le débat DADVSI l’apparition de l’Alliance public-artistes.
Certains pensent que l’œuvre est conditionnée à la présence d’un public,
d’autres qu’une œuvre ne peut être qu’une création collective, il n’en reste
pas moins que l’appréciation d’une œuvre – par opposition à un travail – est le
résultat de la création de l’esprit humain. Tout public est donc par essence
créateur. Il ne peut y avoir de distinguo. Toute création humaine devrait donc
être soumise au droit d’auteur.&lt;br /&gt;
Et ce faisant, la stricte définition économique de l’œuvre devrait être revue
et amendée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Rédifinition de l’espace économique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’espace public et le privé s’interpénétrent. Les amateurs et les
professionnels aussi. L’appropriation des techniques autrefois réservées aux
industries par le plus grand nombre amène un nouveau jeu concurrentiel : tout
un chacun peut concurrencer NRJ ou TF1. A condition de jouer le jeu du marché,
c’est-à-dire d’accepter de définir son activité comme une activité
économique.&lt;br /&gt;
L’apparition du web s’est accompagné de l’emploi à tort et à travers de mots
tels numérique, virtualité, cyberespace. Il n’en reste pas moins que ce qui
circule sur le web est tangible, averé. Nul ether ou vapeur. Des gens, des
vrais gens, sont derrière un clavier ou un écran, un mobile, un PDA…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Tous auteurs ; qui paie ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article L 113-1 &amp;quot;La qualité d'auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui
ou à ceux sous le nom de qui l'oeuvre est divulguée.&amp;quot;&lt;br /&gt;
Le caractère d'oeuvre est défini supra à l'article L. 112-2, dont l'étendue
englobe toute oeuvre de l'esprit, allocutions, écrits, représentations, bref
activité de création.&lt;br /&gt;
Un exemple au hasard, le blog.&lt;br /&gt;
Considérons donc les 3, 4 ou 5 millions de blogueurs en France.
Responsabilisons-les sur le manque à gagner du fait que leurs réalisations ne
sont pas reconnues comme oeuvres. Qu'ils procèdent au dépôt, quand bien même
l'oeuvre est inachevée (principe du blog), puisque Art L. 111-2. &amp;quot;L'oeuvre est
réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la
réalisation, même inachevée de la conception de l'auteur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Puis demandons des royalties aux exploitants des oeuvres (Skyblog, Myspace),
qui sont éditeurs, diffuseurs, et dont le modèle économique est de vendre une
audience à des annonceurs, en fonction de l’attention que prète un public à des
créations de l’esprit.&lt;br /&gt;
C’est tout sauf de la nouvelle économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde est auteur. Mais deux logiques s'affrontent : ceux qui essaient
de valoriser leur esprit contre les autres. A charge pour tous de s'entendre
sur la définition de la valeur.&lt;br /&gt;
Pourtant, pas de création ex nihilo. Tout auteur est redevable à ses
contemporains comme à ses ancêtres de créations présentes ou antèrieures. Ah,
si l'on pouvait déposer la langue anglaise !&lt;br /&gt;
Alors que l'espérance de vie s'allonge et que les processus de d'apprentissage
sont constamment renouvelés, nous avons décidé de nous aliener le passé
immédiat via le droit d'auteur.&lt;br /&gt;
70 ans à attendre avant qu'une connaissance devienne publique, 95 ans dans
certains cas !&lt;br /&gt;
Quelle est donc cette notion de culture qui procède seulement de l'héritage ?
Selon quels critères daterait-on le patrimoine ?&lt;br /&gt;
La mémoire doit-elle avoir un coût ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La privatisation rampante de l’intelligence collective appelle une réflexion
urgente sur les statuts d'auteur, d'oeuvres, d'accès, de propriété, et des
droits qui y sont conférés. Un premier pas a été franchi avec l'adoption de la
culture en tant que bien commun par l'Unesco, mais tout reste à inventer, enfin
à copier-coller-adapter-s'inspirer-plagier...&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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