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lundi 9 octobre 2006

Du bon usage du web 2.0

Dans un post du 12 septembre dernier, Internetactu faisait état de l'intervention de Tim Berners-Lee sur le site d'IBM. Revenant sur le web 2.0, il expliquait que

Le Web 2.0 est avant tout un slogan, personne ne sait ce qu’il signifie. Si pour vous, le Web 2.0 veut dire blogs et wikis, alors il s’agit de faire communiquer les gens entre eux.

et de rappeler que

L’objet même du Web 1.0 était de faire communiquer les gens entre eux

Dans un rapport rendu public le 5 octobre dernier, le Pew internet project, se basant sur des données de la société Hitwise, note que les fameux UGC caractérisant le web 2.0 ne différent pas de ceux du web 1.0, qu'ils aient été pages personnelles, messageboards, usergroups. La seule évolution, selon le rapport, est la facilité avec laquelle  des sites comme Flick'r ou Wikipedia ont rendu la publication de contenus par les utilisateurs.
Et le rapport de noter perfidement que l'appellation 2.0 peut être employée par des adeptes du marketing pour se distancer des échecs des compagnies du Web 1.0

mardi 26 septembre 2006

Liberté de - l'indexation - de la presse ?

A suivre après la condamnation de Google Belgique le 5 septembre dernier à

retirer de tous ses sites (Google News et « cache » Google sous quelque dénomination que ce soit), tous les articles, photographies et représentations graphiques des éditeurs belges de presse quotidienne francophone et germanophone représentés par la demanderesse dans les 10 jours de la signification de l’ordonnance à Intervenir, sous peine d’une astreinte de 1.000.000,- € par jour de retard

L'association mondiale des journaux (WAN), dont les membres français sont le syndicat de la presse parisienne (SPP) et le syndicat de la presse quotidienne régionale, vient de lancer une initiative assez troublante.
Les éditeurs de presse viennent de lancer le projet ACAP (Automated Content Access Protocol), afin de standardiser la description de droits sur les pages web de leurs journaux en ligne.
A première vue, il s'agit de renseigner les moteurs de recherche, Google en tête, afin de notifier les droits liés à certaines pages web. Plus concrètement, il s'agit d'empêcher les agrégateurs de contenus de "piller" les ressources des journaux afin de construire leurs propres sites de news.

L'initiative est intéressante; une application existe déjà, Mozcc, qui fait apparaître dans le browser le type de licence CC d'un document. Intéressante seulement si elle renseigne le type de droits; une description de page Web intégrant une DRM serait en totale contradiction avec les standards du Web et ne pourrait s'imposer. Du moins je l'espère.


La source ici et le communiqué de Reuters