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vendredi 20 mai 2011

Il y a quelque chose de pourri au royaume de France

Le New York Post indique que la défense de DSK laisserait entendre que la relation a été consentie. Elle changerait donc de système de défense en prévision des résultat des tests ADN, résultats qui ont sans doute été communiqués au grand jury, qui a décidé de l'inculpation.. J'imagine déjà Horacio Caine à New York indiquant que les traces d'ADN sous les ongles de Nafissatou Diallo sont celles de DSK.Que le sperme recraché par la victime sur un bout de moquette est bien celui du président du FMI. "A 99,99%, Monsieur le Juge"..

Donc qu'il y ait bien eu relation. Jusqu'à présent, le prévenu continue de nier. Ce qui sort dans la presse française est au choix le complot, les zones d'ombres, les réactions horrifiées de ses amis (photographié avec des menottes, que l'on n'a même pas vues, comme l'a reconnu un de ses avocats). De la supputation d'entraves comme des entraves à la présomption d'innocence. Déjà que le commissariat de Harlem, c'est loin du quai des Orfèvres. Comment imaginer DSK, tapissé comme n'importe quel délinquant? Passé en audience préliminaire entre 2 dealers? Envoyé en détention provisoire dans une prison aux 7.000 gardiens...?

Rien sur la "victime" du viol. La victime, c'est DSK, visé par un complot orchestré par, au mieux, Sarkozy - via Dassier -, au pire par "l'international". Et tout le cirque médiatico-politique de gauche surréagit, excuse, légitime, absous. Vulgairement.. Ou avec plus de tact. Jusqu'au rédacteur en chef du Point (que l'on ne peut soupçonner de partialité) qui y va de sa victime...

Marrant. Pas une chienne de garde, aucune ex-future présidentiable à prendre la défense de la pauvre femme de ménage. N'était-ce pas "la première loi qu'elle aurait fait passer" si elle avait été élue : violences faites aux femmes... C'est que la maid ne pouvait être qu'un instrument au service du complot. Dans le jargon, on appelle cela une pute. Ou un maitre-chanteur. Car, comment, cette gueuse n'a-t-elle donc aucune idée de la stature du VIP de la chambre 2806?

Marrant, pas un journal qui n'ait envisagé la vraisemblance de l'histoire. Trouver des angles, ça oui. Quid de la Grèce? De la réputation de la France? Même des psychiatres y vont de leur commentaire. Strauss-Kahn ou le syndrome Poulidor... Puis, petit à petit, une information transparaît, puis enfle jusqu'à la déraison : la "passion" de DSK pour les femmes. Ah, il est vrai que l'on est en France. Chose publique, affaires privées. Et qu'à défaut d'un "tout le monde savait", on a bien un "tout un monde savait". Dès lors, pour avoir des informations de journalistes français, mieux vaut lire leur livre que leurs papiers.

Pour autant, à l'heure du web, l'info vient de la planète entière, car DSK est l'un de ses chambellans. Alors on rivalise d'ingéniosité pour expliquer. A l'heure du web, on s'appuie sur le nouveau fil AFP mondial, twitter,que l'on cite comme une agence  : ah, le fameux "selon twitter". Et à l'heure du web, la réponse concernant ce que la presse étrangère qualifie d'omerta (mot puissant désignant habituellement les systèmes mafieux) vient du CSA. Ce dernier enjoint les médias - français - à ne pas diffuser les images dégradantes, lesquelles sont condamnables depuis la loi Guigou sur la présomption d'innocence. Et de préparer un code de bonne conduite. C'est Xavier de Ligonnes qui va être content!

Le problème, si DSK change de ligne de défense, sera qu'il a menti. A la Terre entière. Il a nié. Il a nié les charges retenues contre lui. Ou plus exactement plaidé non coupable. C'est à dire qu'il se défausserait de la charge principale, le viol, puisque le rapport aurait été consenti. Consentement entre majeurs responsables : plus de viol.

Le seul intérêt dans cette histoire est ce que la démocratie américaine considère de plus grossier envers elle : le mensonge. Si Bill Clinton a eu droit à l'une des rares procédures d'impeachment de son Histoire, ce n'est pas à cause de rapports sexuels avec Monica Lewinski, mais c'est à cause de son parjure. Si actuellement le président de Goldman Sachs est inquiété, ce n'est pas à cause d'un rapport qui s'efforce de ne pas conclure sur la responsabilité de la finance dans la crise financière, mais à cause de parjure.

Le seul intérêt dans cette histoire est qu'il aurait menti. Et que l'ensemble de la presse française, old fashion comme pure player, se serait aplati comme une merde devant ses intérêts contradictoires. Devant la flatterie aux puissants, la loi du silence selon le New York Times.

Et c'est bien ça le problème. Dans une société où tout le monde ment, où le seul argument de la gauche contre la droite concerne ses mensonges, ses arrangements, ses promesses non tenues, qui croire dorénavant?  En qui avoir confiance. Les jeunes n'ont plus confiance dans l'entreprise, selon un sondage LCP-AN. Les Français "doutent de la capacité des hommes politiques à changer leur vie", selon un autre de CSA. Les médias racontent toute la journée à ses publics qu'on leur ment : Servier leur ment, Bettancourt leur ment, l'agroalimentaire leur ment, la grippe aviaire leur ment, la finance leur ment. Le gouvernement.  Arrive Wikileaks, chevalier blanc de la transparence. Sur une voie royale ouverte par Google, qui archive la connaissance du monde et renvoie la notion d'oubli au rang de concept. Mais je m'égare.

D'ailleurs, on nous ment tellement que pour 57% de mes concitoyens, DSK est au centre d'un complot. C'est là que j'aimerai dire, Arlette - on vous ment, on vous spolie - Laguiller, revient! Même si je n'ai d'affection qu'envers sa marionnette aux Guignols. Mais je m'égare.

Si DSK change son système de défense, alors, en plus des politiques, de l'entreprise, de la finance, les médias auront failli.Le système tout entier aura failli, et il faudrait alors le moraliser. Car, comme l'a noté FOG sur France 2 devant un Valls qui faisait mine de ne pas comprendre: quid de la morale?

Et les valeurs que recherchent les individus en temps de crise, pas des valeurs, mais les valeurs au sens noble du terme, seront à trouver, comme à chaque ventre mou de l'Histoire, dans l'austérité, la rigueur et l'inhumanité des extrêmes. Ou de l'armée, comme en Tunisie ou en Egypte. Car, comme d'habitude, ce sont les porte-flingues qui feront le ménage pour les autres. Et c'est toujours le Père Fouettard qui moralise.

Maintenant, que DSK ait menti ou non, on ne le saura sans doute jamais. Car aucune des deux victimes présumées n'a intérêt à révéler la vérité. Et déjà, on parle des mensonges de la femme de ménage.

Mais cette affaire légitimera malheureusement a posteriori le bonnet blanc du vieux borgne..


mardi 19 octobre 2010

"Nul n'est censé ignorer les CGU"

La lecture d'un article d'Europe1 sur la guerre que se livrent les deux partis majoritaires sur le Web m'a littéralement rendu fou de rage. Partant de l'affaire du compte Twitter "solférinien", qui serait un faux nez de l'UMP, l'auteur de l'article conclue, dans le plus pur style journalistique A croire, qu’à l’approche de 2012, le PS et l’UMP deviennent fébriles sur la maîtrise des réseaux sociaux.

Conscients que le Web est désormais incontournable dans leur stratégie de communication politique, les partis voudraient donc réitérer le succès d'un Obama sur le web et partant, "contrôler" les réseaux sociaux. La droite vient d'inventer la gauchosphère, et essaie de relancer sa communication sur le réseau des réseaux.

Et c'est là que la bât blesse. Le web n'est plus de la communication. Le web est une conversation. Les medias ne sont plus les grands groupes de presse qui pratiquaient de la communication top2bottom. L'information circule, dans les deux sens. "Nous sommes le Web", proclamait il y a quelques années Wired. Et les "réseaux sociaux", le nouveau truisme qui qualifie l'internet, ne se maitrise pas plus qu'il ne se contrôle. Quoi que..

Dans son livre Les liaisons numériques, le sociologue Antonio A. Casilli développe un concept qui prend le contre-pied de tous les Cassandre qui voient dans Internet un vecteur de dé-socialisation. Son antienne, "le web ne désocialise pas plus qu'il n'hypersocialise" (lire l'ITW sur InternetActu, écouter sur Place de la Toile). Paru approximativement au même moment, le livre d'un autre sociologue, Dominique Cardon, s'attache à trouver une place pour le Web dans l'organisation de la société ("La démocratie Internet"). Ces deux livres ont ceci de stimulant qu'ils vont à l'encontre des idées reçues, véhiculées et répétées ad nauseam par des conservatismes craignant pour leur fonds de commerce (ainsi, du bovarysme en son temps, "maladie" qui prenait sa source dans le roman et éloignait les femmes de leurs tâches ménagères).

Ces livres sont stimulants. Et optimistes. Car la sphère publique est totalement dépassée. Et la sphère économique, après son échec à transformer le web en un gigantesque mall, revient encore et toujours à la charge. Et bientôt, on pourrait regretter trolls et autres Point de Godwin. Et se contenter de "liker" au pays des bisounours...

Quelques exemples donc, pour juger du "contrôle" qui pourrait s'opérer sur nos communications, nos échanges, notre sociabilité, si on laisse faire les entreprises privées :

  • L'installation d'un navigateur Opera sur un iPhone/iPad ne peut s'effectuer que si son propriétaire a plus de 17 ans. Motif : "Fréquentes/intenses scènes adultes/suggestives". Pour autant, Opera est un navigateur internet. Apple prévient donc ses utilisateurs que le contenu du Web peut lui être moralement dommageable.Pour autant, Safari, browser préinstallé sur les iTrucs, n'affiche pas le même avertissement. Est-ce à dire que le contenu est controlé?

Un peu plus ancien mais tellement révélateur; alors que l'on se gausse de la censure chinoise qui emploierait des milliers de "policiers du net", comment qualifier les armées de marketeurs qui pervertissent le modèle de wikipedia (voir l'exemple Nespresso) ?

Lorsqu'on voit de le BIOS va bientôt rendre l'âme et être remplacé par l'EFI, qui fit couler pas mal d'encre en son temps car au centre de la polémique Palladium, on peut se demander s'il serait possible que la Société, la représentation nationale, les citoyens, le peuple puisse se saisir du Code et le définir de manière transparente, puisque ce Code informatique, comme ses ainés Civil et Pénal, va régir son environnement, ses relations, son organisation? 

Alors que le même Apple décide des contenus qui sont accessibles ou non à ses utilisateurs, d'autres géants, industries culturelles en tête, édictent des normes, lesquelles s'imposent au regard non des lois démocratiques, mais de leurs seuls intérêts.

Alors désormais, "nul n'est censé ignorer les CGU" ?

Il serait temps que l'on refasse de la politique.

jeudi 4 octobre 2007

Free Burma



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mercredi 16 mai 2007

La Nation est-elle soluble dans le Web ?

Alors que l'on a assisté au retour en grâce de la Nation, célébré - à droite comme à gauche - le drapeau, voire l'identité, et entendu des discours très patriotiques,  il est flagrant de constater que la grande, vieille et belle Nation a quelques plombs dans l'aile.

Passons sur les dangers de la mondialisation - forcément industrielle - et restons sur le media et le citoyen. La campagne présidentielle s'est déroulée pour la première fois sur le Web. Le récent documentaire diffusé sur Arte (garanti sans morceaux de Lemeur dedans, oh, joie!) en a rendu compte avec brio.

Mais la Toile s'est également invitée dans cette élection au travers de la presse francophone, qui a couvert de blogs l'événement, mais a aussi fait exploser le droit national en publiant, dès 17h30, les premières estimations. C'est ainsi que la tsr a enregistré un million d'internautes le dimanche 6 mai, avides du résultat d'un sondage "en direct". Et si les blougueurs français ont dans l'ensemble respecté la loi (ciel bleu, humidité à 54% à 17h30 chez embruns), et les connections au web ont été moins importantes qu'au premier tour, les résultats se sont vraisemblablement propagés sous le manteau, via SMS

A y regarder de plus près, la transgression de la loi (dores et déjà présente via les usages du peer to peer), émanation du pouvoir législatif, est à même d'affecter la Nation, ensemble de citoyens détenant la puissance politique. En s'invitant dans le débat, le media suisse (ou belge) a compromis la puissance politique française, l'a affaiblie, l'a défiée.

Pourtant, ce décalage entre loi et réseaux n'est finalement que la poursuite d'une tendance lourde : celle de la mondialisation du droit, apparue avec les Traités internationaux et qui se poursuit dans l'écriture de lois à l'échelle européenne par exemple.

Mais cette écriture se réalise de plus en plus via les usages du Web, en dehors des enceintes parlementaires, sous la pression collective des citoyens connectés. Comme le remarque Olivier Ezratty, dans un post sur les paradoxes de la TV numérique, "les lois anticipent rarement les grandes évolutions technologiques, elles ont plutôt tendance à s’y adapter au fil de l’eau".

Une pression collective qui a fait plier certaines majors sur les DRM, ou a obligé le site Digg.com à enfreindre la loi DMCA au sujet d'un article sur les clés AACS, crise qui est vécue par un de ses fondateurs comme une lutte à mort ('Nous mourrons en ayant essayé' ).

Ces pressions, réappropriation du débat public par des citoyens connectés, ont par le passé permis au débat sur DADVSI d'avoir un retentissement inattendu, et à celui du TCE d'être aprement discuté. Une tendance qui n'est pas prête de s'arrêter, et qui voit même l'honnie licence globale remise au goût du jour dans le récent rapport Cédras, constatant de l'impossibilité de contrôler le réseau. Ou, quand la sagesse des foules rejoint le lobbying institutionnel...

 

Tout est une question de pouvoir

La défiances contre les pouvoirs établis n'est pas neuve (pour preuve le récent livre de Pierre Rosanvallon sur la contre-démocratie), mais elle semble se nourrir à son exact opposé des élites contre le peuple. D'où la méfiance des massmedia et le traitement condescendant des blougueurs. D'où la crainte des professionnels (journalistes, photographes, mais aussi artistes ou cinéastes) envers les amateurs.

On rira de savoir que la SRF (Société des réalisateurs de films, présidée par Cédric Klapisch) a demandé aux présidentiables d'appliquer aux FAI les mêmes droits et devoirs qu'aux chaines de télévision, notamment des quotas de diffusion (sur un media non linéaire..).  On rira de lire Internet, et après de Dominique Wolton, tant l'incompréhension du réseau est grande.  

 

Mais que ces incompréhensions existent, apparaissent alors des revendications de nouveau pouvoir (le 5eme, d'après ses promoteurs, Agoravox en tête), quand ce ne sont finalement que la remise à niveau des anciens.

Que vient donc faire la Nation dans cette fable ? Mais tout, mon général ! Si la Nation est l'expression politique du peuple, qu'est-ce donc que le Web ?

mardi 6 mars 2007

De l'égalité

Comme tout était plus simple avant ! D'un coté, l'individu, qui régnait en maître (romain) sur la sphère privée. De l'autre l'Etat, qui régentait la sphère publique. Au milieu, l'entreprise, qui s'occupait des liens économiques que la puissance publique laissait à sa disposition. Les règles étaient claires, à chacun sa tâche, son organisation, sa structure. Le professionnel côtoyait le citoyen, l'individu se fondait dans le collectif, les intérêts privés ou généraux étaient perméables l'un à l'autre, mais définis et encadrés par des frontières précises.

Aujourd'hui, tout s'écroule. La démocratisation du web (en France, plus d'un français sur deux) et des outils techno est en train de redéfinir ces sphères, où l'individu est un chef d'entreprise qui s'ignore et l'entreprise un lien social en devenir, l'Etat, garant de la cohésion sociale, numérotant ses abattis. Deux exemples parmi tant d'autres : le commerce et le journalisme.

La fantastique percée d'ebay dans le domaine des échanges est en train de redéfinir le terme de marchés, puisqu'il incarne véritablement la mondialisation dont on nous rebat les oreilles. Comme l'indique l'éditorialiste d'ITR Manager,ce succès pose des problèmes aux Etats, pour lesquels des ressources non négligeables (telles la TVA) liées au commerce deviennent insaisissables. Le postulat du site est clair : transformer tous les acheteurs en vendeurs. Et faire de tous des professionnels. De son coté, un site comme Second Life est en train de construire une économie virtuelle basée sur une monnaie universelle, le Lindel dollar, permettant dès aujourd'hui le v-commerce.

Pour le journalisme, c'est une autre histoire. Alors que le pays compterait 7 millions de blougueurs, les titres papier n'en finissent plus de dégraisser. La rationalisation économique d'un coté, la convergence des media de l'autre; la vieille dame AFP vient à ce titre de rejoindre le mouvement en sortant de son domaine de prédilection, la dépêche papier... Mais le problème est autre : le problème est que tout le monde peut produire de l'information. Un téléphone portable peut produire une vidéo, ce qui provoquera au choix la fermeture de la version brésilienne de Youtube, ou la suspension d'un éditorialiste politique de France2...

Bien avant la sanctification du nous par Time Magazine, le très inspiré Wired publiait de dithyrambiques We're all journalists (en 2004), et autres We are the web (en 2005), anticipant la réalité du net : puisque le coût de l'outil est quasi nul, et que la diffusion du savoir propre à l'utiliser est libre, chacun va expérimenter. D'une envie ou d'une passion naissent un métier. Et pas contraint celui-là.

Sauf que. Sauf que tous les métiers sont encadrés, protégés : Le métier de journaliste, dont le directeur délégué à l'information de France 3, Hervé Brusini, rappelle dans une récente tribune du Monde le caractère tautologique (une "occupation régulière et rétribuée"), après les atermoiements des professionnels de la profession vitupérant leur mise à l'écart dans une émission politique de la première chaine de télé française, et une dernière chronique iconoclaste de Daniel Schneiderman dans Libération proclamant qu'il n'y a qu'un seul journal en France, le Canard Enchainé. Une problématique de "métier" abordée dans le récent rapport Tessier (La presse au défi du numérique) qui propose - de façon bien conservatrice - un statut de "journalistes citoyens"...

Le métier de commerçant est quant à lui issu de spécificités corporatistes qui furent dénoncées par les révolutionnaires, au travers de la loi Le Chapelier et du décret Allarde, et dont l'esprit égalitaire se retrouvait dans la liberté du commerce....

La formidable révolution du Web, celle des échanges, initiée par Napster, transforme petit à petit le paysage mondial en une immense place de marché. Le postulat est celui de la concurrence pure et parfaite, qui paradoxalement tend à niveler les disparités entre les individus : on arrive à une société égalitaire. Effrayant, puisque le modèle échappe aux nations comme aux entreprises, aux idéologues et aux doctrines, mais se construit collectivement, par des pratiques et dans les faits tout autour du globe. Par tout un chacun. Notre peuple vaincra disait l'autre... lequel ?


mercredi 9 août 2006

Créer c'est résister

Sur le beau blog audio des "chansonniers" Polemix et la voix Off, auteurs de détournements audio satiriques et salutaires,
trouvé un remix d'un appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, véritable programme, ou projet politique qui préfigurera la Constitution de 1946 et dessinera la France des 30 années qui suivront.

Le texte intégral est comme souvent disponible chez Wikipedia